Des Autochtones du N.-B. revendiquent leurs droits sur des terres non cédées

FREDERICTON — Six Premières Nations du Nouveau-Brunswick ont annoncé lundi qu’elles s’adresseront aux tribunaux pour affirmer leur titre de propriété sur des terres ancestrales «non cédées» qui comprennent une grande partie de la moitié ouest de la province.

Les dirigeants de la nation Wolastoqey se sont réunis à Fredericton pour annoncer leur revendication territoriale auprès des gouvernements du Nouveau-Brunswick et du Canada.

Dans une déclaration, la cheffe Patricia Bernard, de la première nation de Matawaskiye, a rappelé que les peuples autochtones du Nouveau-Brunswick avaient signé des traités «de paix et d’amitié» avec la Couronne entre 1725 et 1778 — mais la cheffe Bernard soutient que ces traités ne prévoyaient aucune cession de territoire.

Or, le chef Ross Perley, de la première nation Neqotkuk, affirme que les colons européens ont utilisé ces terres et ces rivières non cédées pour générer de la richesse, tandis que les peuples autochtones ont dû survivre dans la pauvreté.

Le groupe affirme que la nation Wolastoqey n’a jamais cédé la propriété de ses terres, ce qui signifie que le titre de propriété de la nation n’a jamais été éteint.

Les chefs affirment avoir tenté de résoudre ces problèmes par la négociation, sans succès.

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