Des Canadiens se sont levés tôt pour regarder les funérailles de la reine

MONTRÉAL — Des milliers de Canadiens à travers le pays se sont levés tôt lundi pour regarder les funérailles de la reine Élisabeth II à Londres, et ils disent avoir ressenti qu’ils voyaient un moment historique se dérouler devant leurs yeux.

La reine est décédée le 8 septembre au château de Balmoral, en Écosse, à l’âge de 96 ans, déclenchant dix jours de deuil national au Royaume-Uni.

Alors que certains Canadiens se sont rendus à Londres pour lui rendre hommage, beaucoup ont assisté à la cérémonie de leur maison.

L’agent Tad Milmine, membre des forces de police de Calgary, s’est rendu dans la capitale britannique pour observer le cortège funèbre. Il affirme qu’il s’est senti «submergé» lorsqu’un silence s’est abattu sur la foule de dizaines de milliers de personnes avec qui il se tenait à l’extérieur du palais de Buckingham.

«Tout ce qu’on pouvait entendre, c’était le gazouillis des oiseaux […] On pouvait sentir à quel point la reine était aimée ici et dans le monde», a-t-il témoigné lors d’un entretien téléphonique.

À des milliers de kilomètres de là, Chelsea Taylor a regardé l’événement avec une trentaine d’invités au Burgundy Lion Pub, à Montréal. Du thé et du café étaient servis avec des scones et des sucreries à partir d’environ 5 heures du matin, heure locale.

La fonctionnaire fédérale de 27 ans a eu une journée de congé et a voulu marquer l’occasion d’une manière particulière, ajoutant qu’elle n’était «pas religieuse».

«Je n’ai pas l’impression d’avoir des émotions super fortes. C’était juste agréable de sentir qu’on regardait une partie de l’histoire se produire», a-t-elle relaté. 

«J’ai aussi senti à quel point cela devait être étrange pour la famille royale d’être sous les feux de la rampe alors qu’elle est en deuil.»

Pendant ce temps, à Yellowknife, Marie York-Condon s’est levée à 4 heures du matin, heure locale, pour commencer à regarder ce qu’elle a qualifié «d’événement historique monumental», qui lui a rappelé le moment où elle a prêté allégeance à la reine en tant que membre civil de la GRC.

Mme York-Condon dit qu’elle voulait honorer une reine qui avait bien servi le Canada, ajoutant qu’elle avait ressenti de fortes émotions lorsque le cercueil est entré dans l’abbaye.

«Je suis très affectée par le fait que la personne à qui j’ai dédié mon service n’est plus là», a-t-elle déclaré.

Joe Young, un résident d’Halifax, n’a pas ressenti de tristesse personnelle en regardant la cérémonie, mais il affirme qu’il avait le sentiment d’observer un moment d’histoire.

«C’est la religion et la politique, mes deux grands intérêts réunis en un seul», a souligné M. Young, un retraité de 67 ans qui travaillait dans l’industrie aéronautique.

«En tant que chrétienne essayant de trouver son chemin dans le monde moderne [la reine] a vécu une vie fidèle», a soutenu M. Young, qui est actif au sein de l’Église anglicane du Canada.

Les funérailles, auxquelles ont assisté une délégation canadienne dirigée par le premier ministre Justin Trudeau et avec la participation de la Gendarmerie royale du Canada, ont commencé à l’abbaye à 6 h, heure du Canada, et se sont terminées environ une heure plus tard alors que le cercueil traversait les rues de Londres.

M. Milmine a raconté qu’il s’était envolé pour les funérailles avec l’intuition qu’il voulait être là en personne pour vivre les émotions de l’événement, et il n’a pas été déçu.

«Je suis reconnaissant d’être ici.»

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