Des cas de COVID-19 sur un pétrolier à destination de Montréal, selon le syndicat

PORT HAWKESBURY, N.-É. — Un pétrolier qui naviguait à destination de Montréal est ancré depuis dimanche au large du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, parce que plusieurs membres d’équipage pourraient avoir contracté la COVID-19, selon un syndicat de marins.

Karl Risser, inspecteur dans la région de l’Atlantique pour la Fédération internationale des ouvriers du transport, a déclaré jeudi qu’un membre d’équipage du navire «STI San Telmo» avait été déclaré positif et qu’il était en quarantaine dans un hôtel de Sydney, en Nouvelle-Écosse.

M. Risser a appris que sept autres membres de l’équipage avaient également été déclarés positifs à la COVID-19. «D’après ce que j’en comprends, la situation est surveillée de près (par les responsables de la santé publique) et tout le monde serait dans un état stable», a-t-il déclaré jeudi.

Selon M. Risser, le navire en provenance d’Anvers, en Belgique, se dirigeait vers Montréal. Le syndicat, qui représente les marins étrangers, «aura un œil sur les choses» jusqu’à ce que le navire obtienne la permission de repartir.

On ne sait pas combien de membres d’équipage se trouvent à bord du San Telmo, mais selon M. Risser, un pétrolier de cette taille compte généralement un équipage de 22 personnes au maximum. «Ils travaillent dans des espaces confinés, donc (le virus) peut se propager assez vite», a-t-il souligné. 

Une porte-parole de Transports Canada, Cybelle Morin, indiquait mercredi dans un courriel que le ministère fédéral était au courant «de cas potentiels de COVID-19» impliquant un navire battant pavillon étranger.

Mme Morin a soutenu qu’il n’y avait aucun risque pour le personnel portuaire ou la sécurité maritime. Elle a ajouté que le navire ne pourra quitter le Cap-Breton que lorsque l’Agence de la santé publique du Canada donnera son feu vert. «Les membres d’équipage de ce navire prennent les précautions nécessaires», a-t-elle assuré.

Dans un courriel, jeudi, l’Agence de la santé publique du Canada a confirmé avoir été informée vendredi dernier qu’un membre d’équipage était malade à bord. L’agence a déclaré que cette personne avait ensuite été transportée à l’hôpital, où l’on a confirmé par dépistage son état. Selon l’agence fédérale, les membres de l’équipage restés à bord du navire sont en isolement, sous la supervision d’agents de quarantaine canadiens, qui reçoivent des rapports quotidiens sur leur état de santé.

L’agent canadien local du pétrolier, l’entreprise SMK Tanker Agency, de Longueuil, n’a pas voulu commenter la situation, jeudi.

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