Des changements majeurs sont nécessaires, dit l’ombudsman des patients en Ontario

TORONTO — Des changements majeurs sont nécessaires dans le système de soins de longue durée de l’Ontario, a déclaré jeudi l’ombudsman des patients de la province, Cathy Fooks.

Son bureau a publié jeudi un rapport formulant une série de recommandations pour faire face à une résurgence de la COVID-19.

Parmi les recommandations figurent une protection accrue des dénonciateurs, une amélioration des communications et un changement de l’approche des visites.

L’ombudsman recommande que «chaque organisation du secteur de la santé en Ontario dispose d’un plan de dotation en personnel au cas où une éclosion de COVID-19 affecterait considérablement les niveaux de dotation».

«Ce qui est évident, c’est que nous devons empêcher que ce qui s’est passé ne se reproduise», a déclaré Mme Fooks.

L’enquête se poursuit, a-t-elle ajouté, mais elle souhaitait publier un rapport préliminaire à cause du grand nombre de plaintes reçues depuis le début de la pandémie.

«Nous avons donc estimé que la gravité de la situation était telle que nous ne devrions pas attendre l’année prochaine pour essayer de rendre publiques certaines de ces informations», a-t-elle souligné au cours d’une entrevue. «Certains des témoignages que nous avons reçus étaient vraiment pénibles. Les gens voulaient juste que quelqu’un soit au courant de ce qui se passait.»

Les recommandations ne sont pas contraignantes, mais Mme Fooks espère que les fournisseurs de soins de longue durée et le gouvernement utiliseront ce rapport pour planifier la lutte à une deuxième vague.

La ministre des Soins de longue durée de la province, Merrilee Fullerton, a indiqué que c’était ce que comptait faire le gouvernement.

«Nous prenons ces recommandations à cœur», a-t-elle déclaré jeudi. Mme Fullerton a souligné que des éléments de la protection des dénonciateurs figuraient déjà dans la loi ontarienne sur les établissements de soins de longue durée. Elle a toutefois reconnu que cette protection pourrait être améliorée.

«Nous devons nous assurer que les gens peuvent faire part de leurs préoccupations, des lacunes ou des problèmes qu’ils ont rencontrés parce que plus ces choses sont cachées, plus il est difficile d’y remédier.»

Plusieurs groupes ont applaudi les recommandations de l’ombudsman des patients, notamment l’Association des soins de longue durée de l’Ontario, qui représente des centaines d’établissements privés et sans but lucratif.

«L’ensemble des recommandations garantira qu’il n’y aura pas de répétition de la tragédie qui s’est déroulée lors de la première vague de COVID-19 grâce à des mesures accrues de protection contre une deuxième vague, dont beaucoup sont déjà en place maintenant», a souligné la présidente-directrice générale de l’association, Donna Duncan, dans un communiqué.

Les autorités ontariennes ont déploré 1954 décès de résidents des établissements de soins de longue durée et huit autres parmi le personnel.

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