Des cyclistes manifestent contre le peu d’actions pour protéger les usagers

MONTRÉAL — Une manifestation à vélo s’est déroulée dans les rues de Montréal samedi après-midi pour sensibiliser la population à la sécurité routière.

Les manifestants se sont arrêtés devant des bicyclettes peintes en blanc qui sont installées dans la métropole en mémoire des cyclistes décédés sur les routes.

Ils se sont couchés dans la rue à proximité de l’intersection de l’avenue du Parc et de la rue Saint-Viateur, là où le premier vélo fantôme a été installé il y a quatre ans.

Les cyclistes souhaitaient s’étendre au centre de l’intersection. Ils se sont toutefois pliés aux ordres des policiers qui encadraient leur activité et qui avaient bloqué la circulation par mesure de sécurité.

L’objectif de ce «die-in» était de mimer la mort de cyclistes sur les routes. C’est «l’effet secondaire le plus tragique» des choix de notre société, a expliqué la porte-parole de l’organisme Vélo fantôme, Gabrielle Anctil, en entrevue avec La Presse canadienne.

Vélo fantôme demande que les aménagements urbains soient conçus en fonction des plus vulnérables, en priorisant les piétons et les cyclistes.

«Si vous ne faites rien, on va continuer à mourir», a-t-elle lancé.

Enjeu électoral

Mme Anctil remarque que très peu d’aménagements sont faits à la suite de la pose d’un vélo fantôme.

«Presque tous les vélos fantômes qu’on a posés, la même collision, le même incident pourrait se produire et quelqu’un d’autre pourrait mourir exactement de la même façon», a-t-elle déclaré.

Elle souhaite que les enjeux des cyclistes soient davantage mis de l’avant dans la campagne électorale municipale.

«On pourrait éviter des décès si en tant que société on choisissait les plus vulnérables, a-t-elle affirmé. Le design urbain qui cause des décès, c’est quelque chose sur lequel on a le contrôle.»

La mort du cycliste de 18 ans Clément Ouimet qui a été fauché sur la voie Camillien-Houde au début du mois a relancé le débat sur la sécurité des cyclistes à Montréal.

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Peut-être devraient-ils commencer par respecter eux-mêmes les règlements de la circulation?

Ça fait des centaines de millions que l’argent du public est investie dans les infrastructures pour les protéger et il semble que plus on les protège contre eux-mêmes et plus ils deviennent imprudents et risque-tout.

ça prendrait un permis de conduire, des assurances et des plaques pour les bicycles au même titre que pour les automobilistes et les motos.

Une grande partie des cyclistes sont aussi automobilistes et piétons. Et je ne vois pas en quoi le fait que tous les cyclistes aient un permis, des assurances et une plaque changerait quoi que ce soit. Les camions vont continuer à avoir des angles morts, les rues vont continuer à être mal adaptées, les automobilistes vont continuer à dépasser les limites de vitesse, à ne pas respecter un espace suffisant pour effectuer un dépassement et à faire des virages sans clignotant ou alors que c’est interdit. Le respect des règles par les cyclistes n’a pas grand-chose à voir avec le fait de demander à ce que les infrastructures et les comportements protègent les plus vulnérables. Un cycliste qui ne respecte pas un code de la route qui n’a été pensé que pour les véhicules à moteur met sa vie en danger alors qu’un automobiliste qui ne respecte pas les bases mêmes de ce code met la vie de tous les autres utilisateurs en danger.
La solution? Toujours prioriser les espaces et les déplacements des plus vulnérables, partant des piétons en passant par les cyclistes pour finalement permettre un déplacement intelligent et sécuritaire des véhicules de promenade et tout au bout, les mastodontes qui de devraient même pas se retrouver en centres urbains.

Des centaines de Millions? ou ca? c’est plutôt les milliards l’unité de mesure pour les autoroutes malheureusement.