Des députés étudiant le racisme systémique appellent à un nouveau modèle pour la GRC

OTTAWA — Le président d’un comité de la Chambre des communes étudiant le racisme systémique dans les services de police a déclaré qu’il était temps pour le Canada de réviser le modèle de la GRC.

John McKay, député libéral de Scarborough-Guildwood à Toronto et président du Comité de la sécurité publique de la Chambre, affirme que la police fédérale est une icône canadienne mondialement connue, mais qu’il est temps de reconnaître que l’existence «quasi militaire» de la GRC ne fonctionne pas pour tous les Canadiens.

Le rapport du comité publié jeudi est basé sur une étude de près d’un an et sur les témoignages de 53 personnes qui, selon le rapport, ont donné une reconnaissance «éclatante de la réalité du racisme systémique dans les services de police au Canada».

Les députés ont fait 42 recommandations pour des changements aux pratiques, notamment la transition de la GRC de sa structure et de son programme de formation paramilitaire à un modèle de service de police avec une surveillance civile améliorée et un collège national de police axé sur des services de police «modernes, professionnels et impartiaux».

M. McKay dit qu’il a été particulièrement frappé par les témoignages sur la relation «dysfonctionnelle» entre la GRC et la Commission civile d’examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC.

Le comité recommande que la commission reçoive plus de pouvoirs et de financement et exige que la GRC réponde publiquement aux recommandations de la commission dans les délais fixés.

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