Des députés veulent entendre la ministre Chrystia Freeland sur son mandat élargi

OTTAWA – Un comité des Communes souhaite entendre la nouvelle ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, sur son mandat élargi qui comprend dorénavant le commerce avec les États-Unis.

Le président du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international, Robert Nault, explique que la présence de Mme Freeland est souhaitée dans le cadre des audiences sur les relations canado-américaines, qui doivent s’amorcer la semaine prochaine.

Le député libéral a indiqué à La Presse canadienne qu’il n’avait jamais vu une lettre de mandat comme celle qu’a reçue la nouvelle ministre des Affaires étrangères, en janvier.

Lors du remaniement, le premier ministre Justin Trudeau a confié au député de Saint-Maurice—Champlain, François-Philippe Champagne, le portefeuille du Commerce international mais il a réservé à la nouvelle ministre des Affaires étrangères tout le dossier du commerce entre le Canada et les États-Unis.

Le nouveau président américain, Donald Trump, souhaite modifier ou carrément abolir l’Accord de libre-échange nord-américain. Or, Mme Freeland, alors qu’elle était ministre du Commerce international, a réussi à conclure un accord de libre-échange avec l’Union européenne, à l’automne dernier.

M. Nault indique que le comité des Communes souhaite entendre les témoignages d’experts des deux côtés de la frontière, qui pourront expliquer aux Canadiens l’importance des relations entre les deux voisins. Le député aimerait même que ces audiences soient télédiffusées.

Le cabinet de Mme Freeland a précisé que la ministre devrait témoigner devant le Comité permanent des affaires étrangères mais qu’aucune date n’avait encore été fixée.

Mme Freeland effectue depuis mardi une visite de deux jours à Washington. Elle a rencontré mercredi son homologue américain, le nouveau secrétaire d’État, Rex Tillerson. L’ancien dirigeant de la pétrolière Exxon Mobil avait été assermenté à ce poste une semaine auparavant.