Des directives américaines compliquent le retour de croisiéristes canadiens

Près d’une centaine de Canadiens étaient toujours confinés à bord du navire de croisière Coral Princess dimanche, une journée entière après le début du débarquement d’autres passagers.

Le navire de croisière qui a finalement pu accoster à Fort Lauderdale, en Floride, vendredi, dénombre plusieurs infections à la COVID-19, certaines s’étant avérées fatales.

Dans un communiqué, l’entreprise Princess Cruises évoque de nouvelles directives des autorités sanitaires américaines, en vertu desquelles les croisiéristes ne peuvent plus emprunter de vols commerciaux aux États-Unis. Ainsi, seuls les passagers pour lesquels un vol a été affrété peuvent débarquer du Coral Princess.

Jusqu’à présent, seuls les passagers à destination de l’Australie, du Royaume-Uni et de la Californie ont été autorisés à quitter le navire.

On recense 97 ressortissants canadiens à bord du Coral Princess, qui a quitté Santiago, au Chili, le 5 mars dernier.

Parmi eux, Sanford Osler affirme que sa femme et lui étaient plus que prêts à rentrer chez eux. Le couple originaire de North Vancouver espère que le gouvernement fédéral interviendra pour accélérer le processus.

« Princess disent qu’ils essaieront d’organiser un vol nolisé pour nous, mais nous interpellons le Canada pour qu’il nous envoie un avion», a déclaré M. Osler par courriel.

Le septuagénaire rapporte que la dernière fois qu’il était sur la terre ferme remonte au 13 mars. Les passagers sont confinés dans leur chambre depuis près d’une semaine, indique-t-il.

« Nous sommes toujours en bonne santé, mais nous voulons quitter ce navire et rentrer chez nous », a-t-il écrit.

Deux personnes à bord du navire ont succombé à la COVID-19 et un total de 12 ont été déclarées positives, selon Princess Cruises. Plusieurs autres éprouveraient des symptômes pseudo-grippaux.

Selon les chiffres d’Affaires mondiales Canada, 49 passagers et huit membres d’équipage canadiens, répartis sur sept navires, restaient toujours à être rapatriés, dimanche, si l’on exclut les ressortissants à bord du Coral Princess.

Aucun d’entre eux n’aurait reçu un diagnostic de COVID-19, précise-t-on.

Les navires de croisière représentent d’importants foyers d’infection depuis le mois de février, lorsque la plus importante éclosion du nouveau coronavirus en dehors de la Chine continentale se trouvait à bord du navire Diamond Princess, également exploité par Princess Cruises.

Le Diamond Princess a été mis en quarantaine pendant deux semaines à Yokohama, au Japon. En fin de compte, environ 700 des 3700 personnes à bord ont été infectées, la propagation du virus étant facilitée dans des espaces aussi restreints.

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