Des dirigeants autochtones du Nouveau-Brunswick réclament une enquête publique

FREDERICTON — Des dirigeants autochtones du Nouveau-Brunswick renouvellent leur appel à une enquête publique indépendante dirigée par des Autochtones sur le racisme systémique et deux fusillades récentes de la police dans la province.

Les chefs Wolastoqey et Mi’kmaq aborderont la question lors d’une rencontre avec le premier ministre Blaine Higgs jeudi après-midi, à Fredericton.

Ils ont exprimé leur déception à la suite d’une réunion avec M. Higgs, en juin, au cours de laquelle le premier ministre a rejeté leur demande d’enquête et a plutôt suggéré qu’un groupe de travail examine les recommandations formulées lors d’enquêtes précédentes.

Dans une lettre au gouvernement provincial datée de mercredi, les chefs des Wolastoqey disent qu’une enquête doit examiner comment le système de justice du Nouveau-Brunswick a échoué dans son traitement des peuples autochtones.

«Nous sommes fermement convaincus que cette province doit avoir une enquête indépendante qui examine la discrimination systémique contre les peuples autochtones dans les systèmes de police et de justice au Nouveau-Brunswick», ont-ils écrit.

Ils disent qu’un groupe de travail ne peut pas obliger le gouvernement à collaborer et qu’il ne peut pas accéder aux informations que le gouvernement veut cacher.

Les appels des chefs font suite aux événements ayant provoqué la mort de Chantel Moore et de Rodney Levi — deux Autochtones tués par la police en juin.

«Les circonstances entourant la mort de Chantel Moore et de Rodney Levi sont tragiques, mais ce ne sont pas des incidents isolés et ce ne sont que la pointe de l’iceberg des problèmes de longue date que notre peuple a avec le système de justice dans cette province», ont-ils écrit.

Les dirigeants mi’kmaq appellent également à des réformes immédiates du système de justice, notamment une formation et des normes policières améliorées et une participation accrue des Autochtones à la surveillance policière.

Dans une lettre au premier ministre datée du 2 juillet, ils demandent un changement d’approche en matière d’application de la loi, y compris la création d’une initiative communautaire qu’ils appellent «Mi’kmaq Peacekeepers».

«Ce sera un système d’agents de sécurité non armés de nos communautés, formés pour les tactiques de désescalade et le traitement des problèmes de santé mentale, de toxicomanie, de pauvreté et de traumatismes», ont-ils écrit.

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