Des dizaines d’autres femmes accusent Peter Nygard de les avoir violées

Des dizaines d’autres femmes, dont 18 Canadiennes, ont ajouté leurs noms à la liste de victimes alléguées d’agressions sexuelles qu’auraient commises le magnat de la mode Peter Nygard.

«Les faits commencent à être connus et de plus de personnes se sentent prêtes à raconter leur version», a déclaré par voie de communiqué l’un des avocats qui représentent les plaignantes, Greg Gutzler.

Au total, 36 nouvelles femmes, dont certaines de Toronto, Winnipeg et Montréal, sont venues gonfler la liste amendée des victimes alléguées de Peter Nygard selon les documents déposés cette semaine à la Cour de District du sud de New York.

Les plaignantes réclament la tenue d’un procès devant jury et souhaitent obtenir le paiement de dommages dont la valeur n’a pas encore été déterminée.

Dans la version originale de la poursuite, déposée en février, 10 victimes accusaient le président-fondateur de la marque de vêtements prêt-à-porter Nygard de les avoir attirées à son domaine des Bahamas. Ces femmes disent avoir été violées alors qu’elles étaient âgées d’environ 14 ou 15 ans.

Peu de temps après le dépôt de la plainte, des agents fédéraux et des policiers de New York ont procédé à des perquisitions dans le bureau de l’homme d’affaires et celui-ci a démissionné de son poste de président du conseil d’administration de Nygard.

Jadis reconnu comme l’une des personnes les plus riches du Canada, Peter Nygard a fondé son entreprise de vêtements à Winnipeg, il y a 50 ans. Le siège social de la compagnie se trouve d’ailleurs toujours dans la capitale manitobaine.

Le porte-parole de M. Nygard, Ken Frydman, a qualifié les allégations de la poursuite comme étant sans fondement et a fait savoir que le défendeur les nie avec véhémence.

D’après la version de M. Frydman, il s’agit d’une conspiration orchestrée par un voisin avec lequel Peter Nygard serait en guerre depuis de nombreuses années, soit le milliardaire Louis Bacon.

D’après la plainte modifiée, Peter Nygard aurait bénéficié de la protection de ses corporations et de la complicité de certains administrateurs pour camoufler des décennies de sévices.

«Nygard avait la permission et les moyens d’abuser, de violer et de procéder au trafic de personnes à la vue de tous pendant des années», dénonce Lisa Haba, une autre avocate représentant les victimes alléguées.

Selon les informations contenues dans les documents déposés en cours, les dénonciatrices ont raconté des récits remarquablement semblables. Elles auraient été attirées par de fausses promesses de carrière comme mannequin ou autre domaine de la mode.

Leurs histoires font état de séquestration et de viol. L’une des femmes aurait été droguée dans l’appartement de M. Nygard à New York et se serait réveillée pendant qu’il la violait.

Une autre dit avoir été retenue captive durant trois jours et agressée sexuellement à de nombreuses reprises.

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