Des élections anticipées en pandémie poseraient de gros défis, admet le DGE

OTTAWA — Le directeur général des élections du Canada affirme qu’en cas d’élections anticipées pendant la pandémie, les Canadiens auraient un meilleur accès au vote avec une campagne plus longue — bien qu’une campagne plus courte serait plus probable dans ces circonstances particulières de santé publique.

Stéphane Perrault a indiqué que le temps nécessaire pour envoyer jusqu’à cinq millions de bulletins de vote par la poste, travailler avec les populations éloignées et installer des mesures barrière pour un vote en pleine deuxième vague de COVID-19 exigerait une période de préparation plus longue.

Le député conservateur Tom Lukiwski soutient toutefois que si le gouvernement déclenchait des élections anticipées, la campagne serait plus courte parce que les libéraux voudraient «profiter de leur popularité du moment».

M. Perrault rappelle que les défis logistiques seraient considérables lors du déclenchement d’élections générales anticipées: les directeurs de scrutin n’auraient alors pas de bureaux, d’ordinateurs ou d’employés.

Selon M. Perrault, Élections Canada estime qu’un scrutin en pleine pandémie coûterait au moins 50 millions $ de plus, notamment pour l’achat de masques et de désinfectant, l’affranchissement prépayé et les campagnes de sensibilisation aux consignes de santé publique.

Mercredi, un an jour pour jour après son élection, le gouvernement libéral de Justin Trudeau a évité d’être renversé par un vote de censure en Chambre, lorsque les députés néo-démocrates ont voté contre une motion conservatrice.

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