Des élus de l’opposition veulent des sessions virtuelles au Nouveau-Brunswick

FREDERICTON — L’Opposition officielle au Nouveau-Brunswick a demandé au gouvernement de permettre aux députés de participer virtuellement aux travaux à l’Assemblée législative dans la foulée de l’absence de trois libéraux de la région d’Edmundston à cause de la COVID-19.

La région du nord-ouest de la province a connu un nombre élevé d’infections et se trouve au niveau d’alerte pandémique «rouge», qui correspond à un confinement partiel.

Les députés Chuck Chiasson et Jean-Claude D’Amours ont décidé de ne pas se rendre à Fredericton pour éviter une propagation potentielle, tandis que Francine Landry vit un deuil à la suite de la mort récente de son père liée à la COVID-19.

Le chef libéral par intérim, Roger Melanson, a dit croire que la plupart des membres souhaitaient pouvoir participer virtuellement si la COVID-19 les empêchait de se rendre dans la capitale.

Le chef du Parti vert David Coon a souligné que le gouvernement progressiste-conservateur du premier ministre Blaine Higgs n’a tenu que 18 séances régulières à l’Assemblée législative depuis la proclamation de l’état d’urgence il y a 11 mois. Il a déclaré que des changements auraient déjà dû être apportés pour permettre aux membres de participer virtuellement.

«Cette motion aurait dû être ramenée en décembre lorsque les quatre chefs ont estimé publiquement que c’est ainsi que nous devrions procéder face à l’état d’urgence et à l’état de la pandémie et à la fermeture des zones», a déclaré M. Coon.

Le ministre de l’Éducation, Dominic Cardy, a cependant exprimé à plusieurs reprises son opposition à la participation virtuelle, affirmant que les débats devaient se dérouler en personne à l’Assemblée législative.

Le premier ministre Blaine Higgs a déclaré que la technologie des sessions virtuelles était en place et que les discussions sur son utilisation se poursuivraient jusqu’au 16 mars, date à laquelle les députés doivent revenir à l’Assemblée législative pour le budget provincial.

«La question se résume au processus fondamental dans lequel nous avons les procédures législatives et au débat sur la nécessité d’un consentement unanime pour le faire», a affirmé le premier ministre.

Le chef de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, a déclaré pour sa part que la participation virtuelle ne devrait être autorisée que dans des circonstances extrêmes. «Je ne suis pas complètement opposé à cela, mais je pense que ce devrait être des mesures extrêmes comme lorsque vous êtes diagnostiqué pour la COVID, vous vous isolez volontairement à cause de la COVID, ou quelque chose à cet égard», a-t-il affirmé vendredi.

M. Austin a déclaré qu’il était important de maintenir la tradition des élus qui se rendent à l’Assemblée législative pour mener les affaires du gouvernement en personne.

«Nous faisons cela depuis plus de 100 ans, a-t-il affirmé. Je ne vois aucune raison pour laquelle cette pandémie devrait arrêter cela.»

Laisser un commentaire