Des enfants vivant au Québec ont un mauvais accès aux soins selon une étude

MONTRÉAL — Des enfants habitant au Québec, dont plusieurs y sont nés, n’ont pas accès à des soins couverts par l’assurance maladie en raison de leur statut d’immigration ou de celui de leurs parents, selon un dossier publié lundi par l’Observatoire des tout-petits.

L’organisme précise qu’il peut s’agir d’enfants nés au Québec de parents qui ont fui leur pays d’origine pour échapper à la persécution, mais dont la demande d’asile n’a pas été acceptée. La Régie de l’assurance maladie (RAMQ) refuse de donner accès à l’assurance maladie à l’enfant citoyen canadien tant que le statut des parents n’est pas régularisé, ce qui peut prendre de quelques mois à quelques années.

L’Observatoire des tout-petits rapporte qu’il ne dispose pas de données sur le nombre de familles touchées par cette situation à travers le Québec.

Fannie Dagenais, directrice de l’Observatoire, rappelle que de nombreuses études démontrent qu’un enfant qui n’a pas accès à des soins au moment opportun pourrait vivre plus tard avec des handicaps, des troubles du développement ou des maladies chroniques non dépistées.

Le dossier de l’organisme révèle que les immigrants avec un statut précaire sont un groupe particulièrement vulnérable. Ces familles vivent généralement dans des conditions de vie plus défavorables, dans des logements parfois insalubres, avec des revenus faibles et des conditions de travail difficiles.

L’Observatoire rappelle que depuis 2017, la Loi sur l’instruction publique donne droit à la gratuité scolaire à toute personne qui n’est pas résidente du Québec, mais dont le titulaire de l’autorité parentale y demeure de façon habituelle. En agissant ainsi dans le réseau de la santé, tous les enfants habitant au Québec pourraient avoir accès à l’assurance maladie de la RAMQ.

L’Observatoire des tout-petits est un projet de la Fondation Lucie et André Chagnon.