Des étudiants passent l’été à creuser pour protéger des squelettes à Louisbourg

LOUISBOURG, N.-É. — De jeunes chercheurs se battent contre la montre pour trouver des squelettes humains vieux de 300 ans sur les terres de la forteresse de Louisbourg, en Nouvelle-Écosse, avant qu’ils ne soient emportés par la mer, un projet qui pourrait permettre de mieux nous éclairer sur la vie au 18e siècle.

Selon certains experts, jusqu’à un millier de corps pourraient avoir été ensevelis à la pointe de Rochefort, le principal lieu d’enterrement de la forteresse de Louisbourg, située sur l’île du Cap-Breton, un site assiégé par les Français et les Anglais dans les années 1700.

Amy Scott, une bioarchéologiste de l’Université du Nouveau-Brunswick, explique que la péninsule étroite qui s’étend dans l’océan juste en dessous de la forteresse fait face à un autre danger: l’érosion causée par la montée du niveau de la mer.

Mme Scott dirige un groupe de 15 étudiants en archéologie originaires de plusieurs endroits sur le continent dans le cadre d’un projet d’été de Parcs Canada.

Leurs fouilles devaient se conclure cette année, mais un autre groupe retournera l’été prochain pour poursuivre le travail.

L’équipe a déterré les restes de 31 personnes cette année. La plupart des squelettes étaient masculins puisque les hommes étaient beaucoup plus nombreux que les femmes sur le site dans les années 1700. La moyenne d’âge à la mort était de 24 ans, mais le groupe a découvert plusieurs enfants dans le lot, a indiqué Mme Scott.

La majorité des squelettes ont des signes de trauma et de fractures au visage et aux mains, ce qui suggère que des batailles ont eu lieu près de la forteresse pendant cette période de l’histoire canadienne.

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