Des familles et d’anciens patients des «hôpitaux pour Indiens» veulent les dossiers

OTTAWA — Plusieurs militants des causes autochtones et des membres de Premières Nations réclament au gouvernement fédéral l’accès aux dossiers des prétendus «hôpitaux pour les Indiens».

Ottawa avait établi dans les années 1930 un réseau d’hôpitaux dans l’ensemble du pays, ajoutant d’autres établissements après la Deuxième Guerre mondiale.

Ces hôpitaux devaient soigner les Autochtones souffrant de tuberculose, ou même ceux que les médecins pensaient être atteints de cette maladie.

Ils se sont transformés en établissements ségrégationnistes pour l’ensemble des peuples autochtones qui y étaient soignés pour toutes sortes de raison, comme les accouchements, les fractures ou les brûlures.

Ces hôpitaux ont fermé leurs portes ou amalgamés aux réseaux de la santé existants en 1981 après que des inquiétudes eurent été exprimées sur la qualité des soins aux patients, dont certains étaient confinés de force.

Certains patients décédés dans ces hôpitaux ont été enterrés dans des tombes non marquées parce que le gouvernement fédéral refusait de payer les coûts de transport pour la remise des corps aux familles.

Aujourd’hui des communautés souhaitent obtenir des réponses sur ce qui s’est déroulé dans ces hôpitaux. Elles souhaitent notamment avoir accès aux dossiers des patients.

Le ministère des Relations Couronne-Autochtones a exprimé une volonté de donner accès à ces dossiers après qu’une action collective de 1,1 milliard $ a été intentée en 2018 au nom des Autochtones ayant été soignés dans ces établissements.

Un porte-parole du ministère, Kyle Fournier, a déclaré que le gouvernement tentait de régler à l’amiable la poursuite. Il a laissé entendre que le ministère était prêt à donner accès aux dossiers.

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