Des familles ont espoir de voir une réforme de la police fin mai aux États-Unis

WASHINGTON — Des familles et des représentants d’hommes noirs tués par la police ont rencontré jeudi des sénateurs et des responsables de la Maison-Blanche — et sont ressortis optimistes de voir une réforme de la police être approuvée d’ici le 25 mai, jour de commémoration du meurtre de George Floyd à Minneapolis.

À la suite d’un discours devant la session conjointe du Congrès, mercredi soir, au cours duquel le président Joe Biden a demandé au Congrès d’approuver la réforme d’ici le 25 mai, les familles et leurs représentants ont rencontré le chef de la majorité au Sénat Chuck Schumer de New York, le sénateur démocrate Cory Booker du New Jersey, le sénateur républicain Tim Scott de Caroline du Sud et le sénateur républicain Lindsey Graham de Caroline du Sud.

«Ils ont dit qu’ils allaient faire tout ce qui était en leur pouvoir pour s’assurer qu’il y ait un projet de loi significatif qui puisse être déposé sur le bureau du président Biden», a déclaré l’avocat Ben Crump après une réunion à la Maison-Blanche jeudi après-midi.

Parmi les gens présents lors de ces entretiens figuraient des représentants et des membres de la famille de M. Floyd, Eric Garner, Terence Crutcher, Andrew Brown et Botham Jean — tous des hommes tués par la police. La mort de M. Floyd a déclenché des manifestations à travers le monde et des appels à tenir la police responsable après que le policier de Minneapolis Derek Chauvin a été filmé, avec son genou appuyé sur le cou de l’homme noir pendant plusieurs minutes. M. Chauvin a été reconnu coupable ce mois-ci de meurtre et d’homicide involontaire.

M. Crump a affirmé que les sénateurs s’étaient engagés envers les familles à adopter un projet de loi important. «C’est leur sang qui est dans cette législation», a déclaré M. Crump à propos des familles des victimes.

Après les entretiens avec les sénateurs, les familles et leurs représentants ont rencontré Cedric Richmond, le directeur de l’engagement public de la Maison-Blanche; Susan Rice, directrice du Conseil de la politique intérieure; et Dana Remus, l’avocate de la Maison-Blanche.

La Loi George Floyd sur la justice dans le maintien de l’ordre — «George Floyd Justice in Policing Act» — bannirait les prises d’étranglement et l’«immunité qualifiée» pour les forces de l’ordre tout en créant des normes nationales pour le maintien de l’ordre dans le but de renforcer la responsabilité et la transparence.

La Chambre a adopté la mesure en mars, mais son sort reste incertain dans un Sénat divisé à parts égales entre démocrates et républicains alors que les pourparlers ont commencé.

Par Josh Boak – Associated Press

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