Des fêtes et des pique-niques pour franciser les nouveaux arrivants en région

MONTRÉAL — Pour aider à franciser les nouveaux arrivants, la Fédération québécoise des municipalités (FQM) invite ses membres à lui proposer des activités d’intégration.

À travers un appel de projets du programme «Accueillir en français», lancé le 31 octobre dernier, la FQM pourrait financer jusqu’à 75 % du coût des événements, à concurrence de 5000 $.

«On parle surtout de guides du nouvel arrivant, pour savoir qu’est-ce qui se passe, à quel endroit ils peuvent se référer selon leurs besoins dans leur nouveau milieu», explique le président de la FQM, Jacques Demers. C’est la seconde fois que l’organisme lance une telle initiative, et M. Demers a bon espoir que de nombreuses activités voient le jour. La dernière fois, «certains ont fait des pique-niques communautaires, c’est-à-dire des activités avec les familles des nouveaux arrivants, avec des gens de la communauté pour se rencontrer, pour échanger. Pour d’autres, ça a pris la forme de fêtes où il y avait de la nourriture».

Bilan décevant

«En ce qui concerne les régions, on se regarde pour voir ce qui s’est passé dans les dernières années et on s’aperçoit que le bulletin est loin de nous satisfaire, confie M. Demers. On se dit: « comment ça se fait qu’on ne réussit pas mieux à accueillir ces gens-là venus d’ailleurs? »».

Selon lui, la méconnaissance du français a une grande part à jouer là-dedans, comme «on ne veut pas juste les accueillir et dire « il y a de l’ouvrage chez nous », on veut que ces gens-là fassent partie de la communauté, et pour ça, la francisation est nécessaire. Il faut que ces gens-là soient capables d’échanger avec tout le monde et faire affaire dans notre milieu, si on veut les garder à long terme».

Si le programme «Accueillir en français» n’offre que de petits montants, c’est parce que la FQM estime qu’une multitude de petites activités auront en fin de compte un plus grand impact qu’un seul gros événement qui n’arrive qu’une seule fois.

«Il va se tisser des amitiés, des liens (…), on pense qu’à partir de ça, les gens vont s’intégrer, fait valoir M. Demers. Au lieu d’essayer de le faire dans un seul sens et d’avoir l’air d’imposer des choses, on pense que l’approche communautaire est probablement la meilleure.»

L’appel de projets restera ouvert jusqu’au 31 janvier, mais la FQM prévoit qu’il y en aura d’autres dans le futur, comme le programme dispose d’environ 1,5 million $.

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