Des groupes autochtones des États-Unis sont aussi déçus par les excuses du pape

WASHINGTON — Des groupes autochtones des États-Unis formulent aussi des critiques concernant les excuses officielles présentées par le pape François pour le rôle que l’Église a joué dans le système de pensionnats au Canada.

Le Congrès national des Autochtones des États-Unis a reconnu que les excuses du pape représentaient un moment historique, mais il a exigé davantage de l’Église catholique.

Sa présidente, Fawn Sharp, a souligné que le système canadien de pensionnats a été mis en place en suivant un modèle similaire qui était déjà présent aux États-Unis. Cette version américaine des pensionnats serait d’ailleurs sous la loupe du département de la Sécurité intérieure.

La National Native American Boarding School Healing Coalition exige quant à elle que l’Église invalide la doctrine de la découverte — une politique datant du XVe siècle que de nombreux pays, dont le Canada, ont utilisé pour justifier la colonisation de terres ancestrales des Premières Nations.

Le groupe a aussi noté que le pape n’a jamais fait mention d’abus sexuels lors de son discours. Il n’a pas non plus parlé d’un génocide ni des plans de l’Église pour agir au sujet de ce que la coalition considère être des «crimes contre l’humanité».

Les deux organisations appellent l’Église à ouvrir ses archives afin que les registres des pensionnaires soient accessibles aux Premières Nations, tout en participant activement aux prochaines étapes du processus de réconciliation.

Le pape François se déplace mercredi vers Québec pour le prochain volet de ce qu’il a appelé son «pèlerinage pénitentiel» au Canada.

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