Des groupes de défense des droits des animaux veulent fermer tous les abattoirs

MONTRÉAL – Des organisations de défense des droits des animaux tiendront une marche samedi après-midi, à Montréal, pour exiger la fermeture de tous les abattoirs du Québec.

Plusieurs personnalités ont accepté de s’associer à l’événement dont l’ancien joueur du Canadien de Montréal, Georges Laraque, de même que les chanteuses Rafaelle Lafrance et Maryse Letarte.

La marche, à laquelle un millier de personnes sont attendues, se mettra en branle à 13h au Carré Saint-Louis pour se terminer au parc La Fontaine.

L’objectif des manifestants est de sensibiliser la population à la souffrance des animaux dans les abattoirs et de souligner l’urgence de repenser la relation d’exploitation de la société avec l’animal.

Selon le vétérinaire Jean-Jacques Kona-Boun, porte-parole de la marche, une multitude d’animaux souffrent chaque jour, non seulement au moment de l’abattage, mais aussi de l’élevage pour la production alimentaire.

M. Kona-Boun soutient qu’il est prouvé scientifiquement que les animaux ressentent la douleur physique et psychologique.

Le vétérinaire reconnaît que la fermeture de tous les abattoirs représente «une immense réforme» et que «ça ne se fera pas du jour au lendemain». Il croit toutefois que la sensibilisation de la population provoquera des progrès graduels dans le traitement des animaux.

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LA DÉCENCE HUMAINE

Matthieu Ricard débute toujours ses entretiens concernant les animaux avec la question: « S’il vous plaît lever la main si vous êtes en faveur du fait d’infliger la souffrance sans nécessité ». Personne ne lève la main. Ensuite il demande « S’il vous plaît lever la main si vous mangez de la viande ». Beaucoup de mains se lèvent, mais avec beaucoup d’hésitation et de murmurements inquiets.
http://www.matthieuricard.org/books/plaidoyer-pour-les-animaux

Comme le dit Dr. Kona-Boun, on cherche à sensibiliser le public concernant deux faits fondamentaux: (1) Manger de la viande n’est pas nécessaire ni à la survie ni à la santé humaine et (2) la quantité de souffrance infligée aux animaux par notre consommation de la viande est indiciblement horrifique.
https://www.youtube.com/watch?v=vNBAdqMYcwg

Les activistes sont motivées par une foi en la décence humaine: Lorsqu’on les citoyens sauront que (1) et (2) sont vrais, il vont certes vouloir cesser de manger de la viande et vont vouloir fermer les abattoirs: Brefs, ils deviendront des activistes aussi.
http://quebec.huffingtonpost.ca/stevan-harnad/droits-animaux-cruaute-animale-lois-abattage-abattoirs_b_7659206.html

LA DÉCENCE HUMAINE

Matthieu Ricard débute toujours ses entretiens concernant les animaux avec la question: « S’il vous plaît lever la main si vous êtes en faveur du fait d’infliger la souffrance sans nécessité ». Personne ne lève la main. Ensuite il demande « S’il vous plaît lever la main si vous mangez de la viande ». Beaucoup de mains se lèvent, mais avec beaucoup d’hésitation et de murmurements inquiets.

Comme le dit Dr. Kona-Boun, on cherche à sensibiliser le public concernant deux faits fondamentaux: (1) Manger de la viande n’est pas nécessaire ni à la survie ni à la santé humaine et (2) la quantité de souffrance infligée aux animaux par notre consommation de la viande est indiciblement horrifique.

Les activistes sont motivées par une foi en la décence humaine: Lorsqu’on les citoyens sauront que (1) et (2) sont vrais, il vont certes vouloir cesser de manger de la viande et vont vouloir fermer les abattoirs: Brefs, ils deviendront des activistes aussi.

Merci à KARA (Kebek Animal Rights Association) pour avoir organisé cette marche pour une troisième fois consécutive. Merci à toutes les personnes qui ont rendu cet événement possible en se déplaçant pour manifester. Merci à La Presse Canadienne pour nous avoir accordé l’entrevue et merci au Journal L’Actualité pour avoir accepté de diffuser le message.

Le nom de la marche dit qu’elle a pour but la fermeture des abattoirs mais au-delà de la simple fermeture des abattoirs, qui évidemment, ne fermeront pas du jour au lendemain, il y a la volonté d’informer et d’amener une prise de conscience au sein de la population sur les souffrances que doivent endurer les animaux exploités pour notre consommation. Plus le nombre de villes à travers le monde participant à ce mouvement grandit, plus sa visibilité et le message deviennent évidents. Il ne s’agit plus du tout d’un mouvement isolé, celui-ci touche toutes les cultures.

Ce qui motive cette marche se résume dans deux constats :

1) Tout d’abord, les animaux sont des êtres vivants sensibles, capables de ressentir des émotions positives et négatives, et capable de ressentir la souffrance, aussi bien physique que psychologique.

2) Ensuite, il est impossible de garantir l’absence de souffrance physique et psychologique lors du processus de production animale du début à la naissance jusqu’à la mort. C’est vrai pas uniquement au moment de l’abattage, qui ne constitue qu’une étape, l’étape ultime et l’une des plus terrible. Ces souffrances sont variables selon les espèces animales exploitées et selon les localisations géographiques mais elles sont indissociables du processus de production.

Mais le message va au-delà de l’aspect alimentaire de notre exploitation des animaux, il est intimement lié au rejet de toute forme d’exploitation infligeant de la souffrance aux animaux, qu’elle soit physique ou psychologique, ce qui constitue effectivement le véganisme.

Certes, il existe une certaine prise de conscience que la façon d’exploiter les animaux dans le processus de production n’est pas correct et des changements dans les pratiques se font progressivement. Toutefois, l’objectif des mesures mises en place n’est pas tant d’abolir les souffrances, ce qui reviendrait à abolir ce type d’exploitation animale, que d’améliorer les conditions de vie jusqu’à un niveau de souffrances considéré comme acceptable compte tenu des contraintes économiques. Malgré la meilleure volonté, les améliorations des conditions de vie des animaux exploités ont des limites qui sont fixées par les contraintes économiques. Malgré toute la bonne volonté du monde, ces changements, qui sont tout de même nécessaires et appréciés, sont modestes et ne permettent pas d’abolir les souffrances à toutes les étapes du processus, les abattoirs n’étant que l’une de ces étapes.

Merci de parler de cette manifestation qui traite d’un sujet important.

“Doit on manger les animaux?”, “Doit on fermer les abattoirs?” sont des questions morales urgentes sur lesquelles il faut se pencher sans délai. Premièrement parce-que les animaux sont élevés dans des conditions insupportables (castration et autres mutilations sans anesthésie, veaux arrachés à leur mère dès la naissance, poulets génétiquement sélectionnés donc muscles qui grossissent rapidement pour des os incapables de suivre le rythme et qui se brisent, entassés ou attachés toute la vie, pour la plupart ils ne connaîtront jamais les rayons du soleil ni la chaleur de l’amour). Ils sont brisés physiquement et psychologiquement.

En plus d’être cruelle envers les animaux, la consommation de viande et de produits laitiers favorise l’apparition d’une multitude de cancers et d’autres maladies.
Sans parler de l’impact environnementale de l’élevage qui est en partie responsable du réchauffement climatique, de la dégradation des terres, de la pollution de l’air et des eaux, les forêts en Amazonie sont détruites pour y introduire des plantations de soya afin de nourrir le bétail et il faut 16 000 litres d’eau pour produire 1 kilo de boeuf.

Nous devons changer et reconsidérer nos choix de consommation, pour les animaux, pour la planète, pour nous.

Merci à L’Actualité de traiter de ce sujet si important qu’est la Marche pour la fermeture des abattoirs de Montréal.

Il s’agit d’un enjeu incontournable, non seulement en fait de bien-être animal, mais à tout point de vue. L’élevage industriel est sans doute la meilleure façon trouvée par l’humain pour détruire l’environnement (dégradation des sols, pollution et surconsommation d’eau, déforestation, perte de biodiversité, extinction des espèces, changements climatiques, etc.).

Ses ramifications vont jusqu’aux principaux problèmes de santé qui menacent les populations à l’alimentation carnée (cancer, problèmes cardiaques, cholestérol, diabète de type II, etc.) ainsi qu’aux plus grandes injustices sociales (inégalités dans la répartition des ressources et gaspillage calorique des nutriments utilisés pour nourrir les animaux d’élevage).

L’importance accordée à ce sujet est appelée à croître énormément au fil des prochaines années et il est très louable de votre part de lui accorder cette couverture suite à la Marche pour la fermeture des abattoirs. J’espère lire toujours plus sur ce sujet, ça me donnera espoir en une prise de conscience au sein des médias et des lecteurs!

Bravo pour votre article et merci en mon nom et au nom de toutes les victimes de ce sinistre système.