Des handicapés ont-ils été victimes de l’austérité gouvernementale en N.-É.?

HALIFAX — Une experte des droits des personnes handicapées a estimé lundi qu’en voulant économiser à tout prix, la Nouvelle-Écosse avait créé une longue liste d’attente pour le logement adapté.

Catherine Frazee, professeure émérite à l’école d’études sur le handicap de l’Université Ryerson, à Toronto, a déclaré dans son témoignage devant la Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse qu’un gel dans la création de «petites options» pour le logement assisté, au début des années 1990, s’était soldé, de fait, par de longues listes d’attente.

Mme Frazee, ex-présidente de la Commission ontarienne des droits de la personne et experte reconnue à l’échelle nationale, soutient également dans un rapport écrit que ce gel — qui a depuis été levé — constitue un parfait exemple d’une logique gouvernementale «d’austérité», où les droits des personnes handicapées sont bafoués.

Cette enquête de la Commission des droits de la personne tenait sa 14e journée d’audiences publiques, lundi. Elle vise à déterminer si le ministère des Services communautaires de la Nouvelle-Écosse a enfreint la Loi sur les droits de la personne en logeant Joseph Delaney et Beth MacLean dans un établissement de type hospitalier.

Le gouvernement soutient que sa politique a changé depuis, et qu’il tente maintenant d’offrir plus de choix aux personnes ayant une déficience intellectuelle qui vivent dans des institutions.

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