Des indicateurs pour mesurer l’intégration des immigrants dans les villes

OTTAWA – C’est à Oshawa, en Ontario, que la situation économique des immigrants se comparerait le plus à celle des Canadiens nés au pays, si l’on se fie à des données récentes.

Dans ses «Indicateurs de l’intégration au Canada», l’Institut canadien pour les identités et les migrations compare le sort des nouveaux arrivants et celui des Canadiens d’origine en fonction de quatre facteurs: l’économie, la participation sociale, la santé, ainsi que la participation civique et politique.

En d’autres mots: jusqu’à quel point les immigrants se sont-ils intégrés à leur société d’accueil?

Ainsi, en matière de participation civique et politique, c’est à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, que les différences sont les moins grandes entre les deux groupes. London, en Ontario, se classe première en matière de santé, et Saint-Jean, Terre-Neuve-et-Labrador, arrive en tête pour les questions sociales.

Le directeur de ce projet, Jack Jedwab, soutient que le but de l’exercice est d’offrir aux décideurs politiques et aux divers intervenants des outils précis afin de mesurer les progrès réalisés au fil des ans dans l’accueil des nouveaux arrivants.

Selon M. Jedwab, vice-président exécutif de l’Association d’études canadiennes et de son Institut canadien pour les identités et la migration, ce type d’information est essentiel pour des gouvernements qui consacrent des sommes importantes à l’accueil et à l’intégration des nouveaux arrivants.