Des joueuses de hockey de l’Université de Lethbridge déposent une poursuite

LETHBRIDGE, Alb. — Quatre joueuses de l’équipe féminine de hockey de l’Université de Lethbridge, en Alberta, poursuivent l’établissement, son directeur sportif et l’entraîneuse de l’équipe.

Une déclaration déposée mardi devant la Cour du banc de la reine nomme Olivia Alexander, Alannah Jensen, Chelsea Kasprick et Brittney Sawyer comme plaignantes.

Les femmes soutiennent dans des documents judiciaires obtenus par «Lethbridge News Now» qu’elles ont été harcelées et intimidées en jouant pour l’équipe des Pronghorns.

Elles allèguent que l’entraîneuse Michelle Janus a fait des remarques abusives aux joueuses et a permis qu’il y ait de l’intimidation dans les rangs de l’équipe.

Les plaignantes allèguent également que l’université et le directeur général du volet sportif, Ken McInnes, n’en ont pas fait assez — notamment en maintenant Mme Janus dans le poste d’entraîneuse-chef — lorsque de nombreuses inquiétudes ont été soulevées dès 2015.

Aucune des allégations n’a été prouvée devant les tribunaux et l’université a déclaré qu’elle ne fournirait aucun commentaire particulier à la poursuite.

La déclaration affirme que les joueuses ont été «soumises à des comportements harcelants et dégradants, à des représentations, à l’omission et/ou à la négligence de M. McInnes et de Mme Janus».

Une liste des dommages allégués par les joueuses inclut des dommages physiques, psychologiques et émotionnels, la dépression, le trouble de stress post-traumatique, les attaques de panique, les maux de tête, l’insomnie et la perte d’intérêt pour les sports, en particulier le hockey.

Une liste de 21 plaintes a été soumise à l’université en mai par six joueuses, dont les quatre ayant déposé une poursuite. Elles ont fait part de leurs préoccupations à l’égard de Mme Janus en vertu de la politique de harcèlement et de discrimination de l’université et ont demandé son licenciement.

Cela a abouti à l’ouverture d’une enquête par l’université. Elle s’est conclue par une réponse de la chargée des ressources humaines par intérim, Nancy Walker, le 31 juillet.

«La conclusion concernant la plainte de harcèlement était que la politique en matière de harcèlement avait été violée», a écrit Mme Walker.

«La conclusion de l’enquête en matière de discrimination était que, sur la base de la prépondérance des probabilités et des constatations de fait, la politique de discrimination (…) n’a pas été violée», a-t-elle ajouté.

Elle a ensuite décrit des mesures qui seraient prises pour remédier à la situation, notamment l’amélioration de la communication, des conseils et une formation plus approfondie pour Mme Janus.

En réponse à l’action en justice, l’université a déclaré qu’elle avait déjà commencé à mettre en œuvre plusieurs recommandations du rapport d’enquête.

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