Des mandats de perquisition pour trouver des infos sur le tireur en N.-É.

HALIFAX — Alors que la police poursuit son enquête sur un massacre qui a fait 22 morts le mois dernier en Nouvelle-Écosse, de nouveaux documents révèlent que la GRC a récemment saisi et fouillé l’ordinateur, le téléphone portable, la tablette et les appareils de navigation du tueur.

Les mandats de perquisition, descellés par un juge lundi, ne fournissent pas de détails sur ce que la police a trouvé, car l’enquête n’est pas encore terminée. En conséquence, les documents sont lourdement caviardés.

Les mandats indiquent que la police recherchait des armes à feu, des munitions, des explosifs, des produits chimiques, des systèmes de surveillance, des ordinateurs, des appareils électroniques, des vêtements liés à la police, des restes humains et des «documents liés à la planification d’événements de meurtre de masse» et l’acquisition d’armes.

Chacun des mandats est accompagné d’un sombre récit des événements qui ont commencé dans la nuit du 18 avril, lorsque Gabriel Wortman, 51 ans, aurait agressé sa conjointe de fait dans l’un de ses domiciles saisonniers de Portapique, en Nouvelle-Écosse.

Utilisant plusieurs armes semi-automatiques, il a mis le feu à des propriétés et tué 13 personnes à Portapique avant de quitter la région, déguisé en gendarme et conduisant une réplique d’un véhicule de patrouille de la GRC.

Il a tué neuf autres personnes le lendemain, dans le nord et le centre de la Nouvelle-Écosse, avant qu’un agent de la GRC l’abatte dans une station-service à Enfield, environ 90 kilomètres au sud de Portapique.

Le suspect est parvenu à échapper à la police pendant 13 heures.