Des manifestants commencent à se rassembler devant des Capitoles d’État

Quelques manifestants ont déjà commencé dimanche à se rassembler dans certaines capitales d’État afin de protester contre l’assermentation du président élu Joe Biden qui se déroulera mercredi à Washington.

Environ deux dizaines de personnes, dont plusieurs portaient des fusils, ont manifesté devant le Capitole de l’État d’Ohio, à Columbus. Elles étaient observées par plusieurs dizaines de membres de la Garde nationale placée autour du bâtiment.

Plusieurs dizaines de personnes — certaines brandissant le drapeau américain  — sont aussi rassemblées devant le Capitole de l’État de la Caroline du Sud, à Columbia. Ils ont été imités par un petit groupe de protestataires, dont certains étaient armés, qui se tenaient près d’une clôture grillagée entourant le Capitole du Michigan sous la surveillance de policiers d’État.

À Washington, d’imposantes mesures de sécurité ont été prises à la suite de l’émeute du 6 janvier. Des centaines de partisans en colère du président défait Donald Trump ont fait irruption dans le Capitole afin d’empêcher les élus à certifier la victoire de Joe Biden. L’immeuble est cerné par une haute clôture,  le National Mall a été fermé au grand public, la mairesse a demandé aux gens de ne pas venir visiter la ville. Quelque 25 000 soldats de la Garde nationale devraient arriver dans la capitale dans les prochains jours.

Le FBI a mis en garde contre des manifestations armées à Washington et dans les 50 capitales d’État. Des messages publiés sur les réseaux sociaux annonçaient déjà des manifestations, bien que l’on ne sache pas combien de personnes pourraient y participer.

Les autorités de certains États disent n’avoir aucune indication précise pour d’éventuelles manifestations. Plusieurs officiels ont juré d’être prêts à faire face à n’importe quelle éventualité. Ils ne veulent pas que l’émeute du 6 janvier se répète chez eux.

Au cours des derniers jours, plus de 125 personnes ont été arrêtées relativement à ces troubles insurrectionnels.

Un contre-manifestant est venu au Capitole de l’État de Pennsylvanie, affirmant avoir entendu parler de la possibilité d’une manifestation d’un groupe de militants d’extrême droite. Toutefois, il n’y avait personne.

«Je m’opposer fondamentalement aux manifestants potentiels qui viennent ici pour délégitimer les élections. Je ne veux pas être passif en exprimant ma désapprobation à leur arrivée dans cette ville», a déclaré Stephen Rzonca.

Plus d’un tiers des gouverneurs avaient appelé la Garde nationale pour protéger leurs capitales et aider les forces de l’ordre locales. Plusieurs ont décrété l’état d’urgence; d’autres ont fermé leur Capitole au public jusqu’après le jour de l’assermentation de M. Biden.

Le gouverneur de l’Ohio, Mike DeWine, a déclaré dimanche que les forces de l’ordre «protégeront les droits des manifestants pacifiques, mais résisteront aussi vigoureusement à toute violence».

Certaines législatures d’État ont également annulé des séances ou réduit leurs activités pour la semaine à venir, invoquant des mesures de sécurité.

À Salem, dans l’Oregon, où des foules ont pénétré de force dans le Capitole d’État, le mois dernier, les fenêtres du premier étage du bâtiment ont été placardées et la Garde nationale a été déployée. La législature devait commencer mardi sa session parlementaire, mais une grande partie des activités ont été retardées d’au moins deux jours en raison d’avertissements concernant des violences potentielles.

«Le Capitale de l’État est devenu une forteresse, a déclaré le président du Sénat de l’Oregon, le démocrate Peter Courtney. Je n’ai jamais pensé voir ça. Ça me brise le coeur.»

– Par David A. Lieb And Adam Geller, The Associated Press

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