Des Mi’kmaq du Cap-Breton déplorent la saisie de 37 casiers à homard

Une communauté mi’kmaq du Cap-Breton affirme que les agents fédéraux des pêches ont saisi 37 casiers à homard qui avaient été posés vendredi par un pêcheur autochtone.

La première nation Potlotek, établie à environ 75 kilomètres au sud de Sydney, en Nouvelle-Écosse, a publié un communiqué de presse indiquant que la communauté avait autorisé les casiers dans le cadre de sa pêche de subsistance.

Les pêcheurs autochtones de la Nouvelle-Écosse affirment qu’une décision de la Cour suprême du Canada de 1999 confirmant le droit issu du traité des Mi’kmaq de pêcher pour une «subsistance convenable» leur permet de pêcher quand et où ils le souhaitent. Toutefois, cette décision a été clarifiée par le tribunal par la suite, indiquant qu’Ottawa pouvait réglementer le droit issu du traité à des fins de conservation et à d’autres fins limitées.

Plus tôt cette année, la ministre fédérale des Pêches, Bernadette Jordan, avait déclaré que si les bandes n’avaient pas négocié d’ententes avec Ottawa et reçu des permis fédéraux pour des pêches en vue d’assurer un «moyen de subsistance convenable», le gouvernement appliquerait les règlements.

Le chef Gerald Toney, responsable des pêches pour l’Assemblée des chefs mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse, a déclaré dans le communiqué que le pêcheur agissait selon le plan de la collectivité et le faisait dans le cadre d’une saison commerciale fédérale.

Le ministère des Pêches n’était pas immédiatement disponible pour commenter la situation, vendredi.

Le chef Wilbert Marshall de la première nation Potlotek a affirmé que la saisie de casiers à homard était un non-respect par le gouvernement fédéral des droits issus de traités et a qualifié les actions des agents des pêches de «honteuses et illégales».

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