Des militants de Greenpeace vandalisent un avion à l’aéroport Charles-de-Gaulle

PARIS — Neuf militants de Greenpeace ont été arrêtés vendredi après avoir barbouillé de peinture verte un avion de la compagnie Air France, un coup d’éclat qui soulève des inquiétudes au sujet de la sécurité des installations aéroportuaires.

Aéroports de Paris (ADP), l’organisme qui gère les aéroports parisiens, a déclaré que les militants étaient entrés sur le terrain de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle en escaladant une clôture au bord du tarmac.

Avec des rouleaux à peinture extensible, ils ont peint le côté d’un Boeing 777 d’Air France stationné là sans passagers, avant de monter dans l’appareil. Plusieurs militants ont refusé de descendre de l’avion malgré les ordres du personnel de sécurité.

Selon ADP, les manifestants ont immédiatement été interceptés et confinés par la police. Ils n’ont donc pas pu accéder aux pistes. La sécurité aérienne n’a pas été compromise et le trafic aérien se poursuit normalement.

Le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a indiqué sur Twitter avoir réclamé une enquête administrative sur ces événements.

«J’ai demandé à Aéroports de Paris de me proposer un plan de sécurisation dans les plus brefs délais, et de porter plainte», a-t-il déclaré. 

Greenpeace a expliqué son geste en disant vouloir dénoncer le «greenwashing» du gouvernement sur le transport aérien. La manifestation a été organisée avant un débat sur le projet de loi sur le climat à l’Assemblée nationale française.

«Nous souhaitons rappeler fermement que les innovations technologiques tant vantées par le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, ne suffiront pas à endiguer la crise climatique», a déclaré Greenpeace par voie de communiqué.

Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) n’a pas tardé à dénoncer le coup, affirmant que «l’intrusion dans la zone sécurisée de l’aéroport» et le «vandalisme délibéré» d’un avion entraîneront de lourds frais de nettoyage.

Le SNPL a également défendu l’industrie aéronautique. «Aujourd’hui, les entreprises achètent des avions qui consomment entre 2 et 3 litres par passager et sur 100 km, ce qui correspond à la consommation d’une voiture hybride», a-t-il déclaré.

– Par The Associated Press

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