Des milliards de plus pour les infrastructures de transport public à cause du climat

TORONTO — L’organisme de surveillance financière de l’Ontario affirme que les effets des changements climatiques devraient coûter à la province 1,5 milliard $ de plus par année en moyenne au cours des prochaines années, uniquement pour entretenir les infrastructures de transport public.

Un rapport publié jeudi par le Bureau de la responsabilité financière (BRF) de l’Ontario indique qu’au cours des neuf prochaines années, l’entretien de ces infrastructures aurait coûté 11 milliards $ par année si la situation climatique était stable, mais les coûts liés aux bouleversements climatiques feront grimper la facture à environ 13 milliards $ d’ici 2030.

Le rapport indique qu’à long terme, si les émissions mondiales culminent d’ici le milieu du siècle, les aléas climatiques augmenteront les coûts d’infrastructure de 2,2 milliards $ par année en moyenne, sans aucune adaptation climatique, et si les émissions continuent d’augmenter au-delà de 2050, ces coûts augmenteront de 4,1 milliards $ par année en moyenne.

Le BRF affirme que l’adaptation des infrastructures de transport pour résister aux précipitations extrêmes, à la chaleur extrême et aux cycles de gel-dégel serait beaucoup moins coûteuse.

Le rapport indique que l’adaptation nécessiterait des coûts de 1,4 à 2,9 milliards $ par année d’ici l’an 2100.

Le BRF affirme que les routes, les ponts, les grands ponceaux structurels et les voies ferrées appartenant aux gouvernements municipaux et provincial de l’Ontario sont évalués à 330 milliards $, la plupart appartenant aux municipalités.

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