Des ongles d’orteil pourraient aider à mieux comprendre le cancer de la prostate

HALIFAX — Des chercheurs canadiens espèrent recueillir pas moins de 32 000 ongles d’orteil afin d’en savoir plus long sur… le cancer de la prostate.

Des scientifiques des Maritimes et de la Colombie-Britannique étudient des rognures d’ongles fournis par environ 150 personnes souffrant du cancer le plus courant chez le mâle canadien. Ils les comparent avec ceux provenant d’hommes n’étant pas atteints par cette maladie.

John Sung Kim, de l’Université Dalhousie, à Halifax, a expliqué à la chaîne Global News que cette comparaison permettra de connaître les facteurs de risque liés à l’exposition à des métaux lourds dans le développement du cancer de la prostate.

Les chercheurs veulent retracer la présence de cadmium et d’arsenic, puisque les ongles sont reconnus pour être de bons indicateurs biologiques.

Son collègue Anil Adidesh rappelle que tout le monde est exposé à ces métaux sur une base quotidienne par l’entremise des aliments, des sols, de l’eau. Les travailleurs sont sujets à l’une des plus importantes expositions dans leur milieu.

L’équipe de recherche espère aussi renchérir sur une étude italienne indiquant un risque accru de contacter le cancer de la prostate si on est exposé au cadmium.

Des chercheurs du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de la Colombie-Britannique collaborent à ce projet de deux ans qui bénéficie d’une aide financière de l’organisme Cancer de la prostate Canada et de la Fondation de la recherche en santé du Nouveau-Brunswick.

«Nous serons mieux placés pour faire des recommandations sur la nécessité de réduire l’exposition ou des conseils pour aider les gens à éviter d’être inutilement exposés», a souligné le Dr Adidesh.

Le cancer de la prostate touche environ un homme sur huit.

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