Des organisations juives s’inquiètent d’une conversation entre une députée et Corbyn

OTTAWA — Deux importants groupes de défense des Juifs sont préoccupés par une conversation publique prévue entre la députée néo-démocrate canadienne Niki Ashton et l’ancien dirigeant travailliste britannique Jeremy Corbyn.

Le Centre consultatif des relations juives et israéliennes, qui représente les Fédérations juives du Canada, et le Conseil des députés des Juifs britanniques affirment que Jeremy Corbyn est «toxique». Les organismes croient que la conversation publique en ligne prévue entre lui et Mme Ashton risque d’entraîner les néo-démocrates dans une direction contraire aux valeurs canadiennes.

M. Corbyn, qui a dirigé le Parti travailliste britannique pendant près de cinq ans, à partir de 2015, est un partisan de longue date des Palestiniens et un critique d’Israël. Il a été expulsé du parti en octobre dernier, au milieu d’allégations selon lesquelles il sapait les efforts pour éradiquer l’antisémitisme au Royaume-Uni. Le parti est visé par des allégations selon lesquelles M. Corbyn aurait permis à l’antisémitisme de croître sous son leadership.  

Mme Ashton a fait la promotion de cette conversation du 20 mars, organisée par l’Internationale progressiste, un groupe créé en 2018 par le sénateur américain Bernie Sanders, l’intellectuelle canadienne Naomi Klein et d’autres politiciens et militants progressistes.

Mme Ashton et le Nouveau Parti démocratique n’ont pas répondu immédiatement, mercredi, aux demandes de commentaires.

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