Des parents accusés dans la mort de leur fils subissent leur procès à Calgary

CALGARY — Le jury dans le procès d’un couple de Calgary, traduit en justice pour la mort de son fils, a appris lundi que le bambin de 14 mois n’avait jamais vu de médecin avant son décès, il y a bientôt cinq ans.

Jeromie et Jennifer Clark ont plaidé non coupables à des accusations de négligence criminelle causant la mort et d’avoir manqué à leur devoir de fournir les choses nécessaires à l’existence d’une personne à leur charge.

La mère portait un chapeau couvrant une partie de son visage et était à peine audible lorsqu’elle a enregistré son plaidoyer lundi.

La police avait ouvert une enquête après que le petit John Clark eut été amené à l’hôpital par ses parents le 28 novembre 2013. Selon le coroner, l’enfant a succombé le jour suivant à une infection au staphylocoque compliquée par une malnutrition.

En cour, lundi, le procureur Shane Parker a affirmé que le garçon était au seuil de la mort quand il a été emmené à l’hôpital et examiné pour la première fois par un médecin.

«John était manifestement en détresse médicale. Il était en train de dépérir», a avancé le procureur dans sa déclaration liminaire.

«Ceux qui avaient le devoir d’aider John ont fait preuve d’une indifférence totale», a-t-il enchaîné. 

David Stephan, dont le fils Ezekiel est décédé d’une méningite à l’âge d’à peine 19 mois, en 2012, se trouvait dans la galerie de la salle d’audience avec un calepin en main.

Son épouse Collet et lui ont été reconnus coupables d’avoir manqué à leur devoir de fournir les choses nécessaires à l’existence de leur fils. Selon les éléments de preuve présentés durant leur procès, en Alberta, en 2016, ils avaient tenté de soigner le garçon avec de l’ail, de l’oignon et du raifort plutôt que de l’emmener chez un médecin. David et Collet Stephan s’étaient finalement décidés à appeler le 911, mais trop tard. Le bambin est mort à l’hôpital.

La Cour suprême a ordonné la tenue d’un nouveau procès pour le couple en mai, tranchant que le juge de première instance n’avait pas correctement informé les jurés sur ce qui constituerait un écart marqué par rapport à un comportement raisonnable.

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