Des pêcheurs mi’kmaq intenteront des poursuites en dommages en Nouvelle-Écosse

INDIAN BROOK, N.-É. — Une communauté mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse qui a été la cible de violences après avoir amorcé hors-saison une «pêche de subsistance» du homard intente plusieurs poursuites en dommages contre des pêcheurs non autochtones et des agences fédérales.

L’avocat Ron Pink indique aussi que la première nation Sipekne’katik contestera la constitutionnalité de la loi provinciale qui a empêché la communauté de vendre ses prises de homards à des acheteurs potentiels.

La communauté mi’kmaq souhaite aussi intenter des poursuites contre les capitaines de bateaux de pêche commerciale pour voies de fait, violence grave et harcèlement criminel relativement à une série d’incidents violents, notamment l’incendie d’une camionnette et la destruction d’un entrepôt de homards.

Selon Me Pink, la première de ces poursuites sera déposée à compter de décembre, lorsque la communauté mi’kmaq demandera une prolongation de l’injonction accordée le mois dernier par le tribunal, qui interdit toute interférence dans la pêche de subsistance.

Le chef de cette communauté mi’kmaq, Mike Sack, a aussi indiqué que ses concitoyens sont déçus de l’attitude des policiers de la Gendarmerie royale du Canada, qui ne seraient pas intervenus assez rapidement lors de l’agression présumée d’une femme de Sipekne’katik et de sa fille.

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Cet article a été produit avec l’aide financière des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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