Des pics volent la vedette dans un centre d’arts de la Colombie-Britannique

VERNON, C.-B. — Les pics flamboyants de la Colombie-Britannique semblent avoir un goût raffiné pour les arts, mais leurs efforts pour faire leurs nids dans les murs d’un théâtre local ne s’avèrent pas très populaires auprès du public.

Ces oiseaux ont creusé des trous dans les parois de l’édifice du Vernon and District Performing Arts Centre, à Vernon, dans la région de North Okanagan, afin d’atteindre le revêtement, où ils ont fabriqué des nids.

Non seulement les trous sont laids, mais ils risquent aussi de permettre à la moisissure de se faufiler dans le bâtiment, selon Tannis Nelson, porte-parole du district de North Okanagan.

Jusqu’à maintenant, le travail des pics n’a pas affecté les activités à l’intérieur du centre, qui présente des spectacles de musique, de danse, de théâtre et d’humour. Mais les employés sont incommodés par les bruits des oiseaux qui piochent sur le mur, d’après Mme Nelson.

Ce n’est pas la première fois que ces volatiles endommagent l’édifice.

L’homme d’affaires Keith Eisenkrein a indiqué que son entreprise, EIFS Armour, avait aidé le centre à se débarrasser d’une infestation en 2014, lorsque les pics avaient effectué plus de 190 trous sur un côté de l’édifice.

«(Le pic flamboyant) est l’oiseau le plus envahissant et le plus destructeur de l’histoire des oiseaux. C’est aussi une créature protégée en vertu de la loi sur les oiseaux migrateurs. On ne peut pas lui faire de mal», a-t-il souligné. 

Un treillis métallique a été installé à certains endroits pour éloigner les pics.

D’après M. Eisenkrein, la solution est de modifier l’acoustique dans les murs pour que les volatiles n’entendent pas un son creux.

«Les murs normaux, lorsque l’oiseau picosse dessus, ça sonne très creux, comme dans un arbre, alors ils savent qu’ils peuvent entrer assez facilement», a-t-il expliqué. 

En 2014, le district régional avait choisi de faire des travaux seulement sur la partie haute de l’édifice, où les pics avaient fait plus de dommages, parce que les réparations étaient coûteuses, a expliqué Mme Nelson.

Cela semblait avoir réglé le problème pendant des années, mais dans les derniers mois, les pics sont revenus et se sont attaqués à d’autres zones de l’édifice.

Le district régional tente maintenant de trouver des solutions au problème, pour réparer le bâtiment et éviter que les oiseaux ne reprennent leurs travaux de plus belle.

Le centre est le seul édifice municipal de Vernon à susciter l’intérêt des volatiles, mais c’est un problème qui touche plusieurs autres bâtiments dans la région, selon Tannis Nelson.

«Nous ne sommes pas les seuls dans cette situation, c’est certain», a-t-elle soutenu.