Des policiers canadiens détenus à Cuba doivent rester en attendant un appel

VANCOUVER — Les familles de deux policiers de la Colombie-Britannique qui sont détenus à Cuba ont révélé qu’ils pourraient devoir rester plus longtemps au pays, car le procureur envisage de faire appel d’un verdict unanime les ayant acquittés d’accusations de voies de fait.

Dans un communiqué publié lundi, les familles de Mark Simms et Jordan Long estiment que cette nouvelle constitue «une douloureuse prise de conscience que le cauchemar n’est pas encore terminé».

Les familles ne savent pas quand leurs proches pourront revenir au Canada.

Mark Simms est un agent de la police de Vancouver âgé de 29 ans, et Jordan Long, âgé de 31 ans, travaille à Port Moody.

Rollie Woods, commissaire adjoint responsable des plaintes contre la police en Colombie-Britannique, avait indiqué en avril que les hommes se trouvaient à Varadero lorsqu’ils ont été arrêtés à la mi-mars à la suite d’allégations selon lesquelles une adolescente ontarienne aurait été agressée alors qu’elle était en vacances dans la même région.

M. Woods a déclaré que le policier de Vancouver était détenu pour voies de fait, tandis que le policier Port Moody avait été arrêté à titre de témoin.

Une Canadienne âgée de 17 ans s’est plainte contre M. Simms aux autorités cubaines, alléguant qu’il l’avait agressée. Les autorités ont alors retenu M. Long comme témoin important dans cette affaire, a relaté Rollie Woods.

La Presse canadienne a contacté la Direction des relations internationales à Cuba, qui a demandé d’envoyer un courriel. Aucune réponse n’a été reçue, depuis.

Affaires mondiales Canada a déclaré que des services consulaires étaient fournis, mais en raison de la Loi sur la protection des renseignements personnels, aucune autre information n’a pu être divulguée.

La police de Vancouver a confirmé dans un courriel que M. Simms était l’un de ses policiers, mais elle n’avait aucune autre information à fournir sur le sujet. Le service de police de Port Moody n’a pas répondu à un message de La Presse canadienne.

Soulagés de l’acquittement

La déclaration des familles ne précise pas les accusations auxquelles faisaient face leurs proches.

«Nous sommes si reconnaissants que le pouvoir judiciaire cubain ait reconnu que le procès contre Jordan et Mark était fondé sur un mensonge qui ne pouvait être étayé par aucune preuve», indique le communiqué.

À Cuba, contrairement au Canada, les personnes accusées de crimes sont considérées coupables jusqu’à preuve du contraire, ont-ils ajouté. 

Selon le communiqué, un panel de cinq juges a prononcé l’acquittement unanime la semaine dernière. Les familles s’attendent à ce que les plus hautes instances du gouvernement canadien travaillent avec les autorités cubaines pour ramener les policiers à la maison.

«Mark et Jordan, ainsi que nos familles et amis, ont enduré des souffrances énormes dans toutes les facettes de notre vie au cours des huit derniers mois — émotionnelles, physiques, psychologiques, financières, spirituelles et sociales», ont-ils déploré.

«Nous avons été ravis à l’idée que ce cauchemar soit bientôt terminé et que le long cheminement vers la guérison puisse enfin commencer.»

Les familles disent avoir hâte que le Bureau du commissaire aux plaintes contre la police fasse toute la lumière sur cette affaire.

«Nous gardons l’espoir qu’ils seront à la maison pour fêter Noël avec leurs familles et amis», concluent-ils.

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