Des Premières Nations contestent l’élargissement de l’oléoduc Trans Mountain

VANCOUVER — Six communautés autochtones qui ont lancé une autre contestation judiciaire de l’élargissement de Trans Mountain plaident qu’en achetant l’oléoduc, le gouvernement fédéral a adopté un parti pris en faveur du projet, ce qui a empêché la tenue de consultations approfondies, comme l’avait ordonné la Cour d’appel fédérale.

La chef Leah George-Wilson, de la Première Nation Tsleil-Waututh, a affirmé que le Canada avait eu l’occasion de «bien faire les choses», mais selon elle, le gouvernement n’a pas pris en compte les risques environnementaux dans le cadre de ce processus de consultation précipité.

La Cour fédérale avait annulé l’approbation initiale du projet par le gouvernement fédéral, jugeant que les consultations avec les peuples autochtones étaient incomplètes. Après une deuxième série de consultations avec les Premières Nations, le gouvernement avait approuvé le projet pour la deuxième fois en juin.

Mme George-Wilson s’attend à ce que la deuxième approbation soit annulée puisque le gouvernement a répété ses erreurs, selon elle.

L’avocat Merle Alexander, qui représente la Première Nation Shxw’owhamel, a rappelé que la communauté appuyait auparavant l’élargissement de l’oléoduc. Mais elle a finalement choisi de s’y opposer, car une éventuelle marée noire pourrait détruire ses sites funéraires et archéologiques sacrés, ainsi que la seule source d’eau de la communauté, a-t-il indiqué.

Le gouvernement fédéral a acheté à l’entreprise Kinder Morgan l’oléoduc et le projet d’expansion pour 4,5 milliards $, affirmant qu’il était dans l’intérêt national de construire l’infrastructure énergétique et de préserver les emplois.