Des programmes à l’UQAT pour contrer la pénurie d’enseignants

ROUYN NORANDA, Qc — L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) a mis en place des programmes visant à pallier la pénurie d’enseignants, dont un qui s’adresse aux suppléants non légalement qualifiés, et offert à distance dans l’ensemble du Québec.

Le programme destiné à accompagner les enseignants non légalement qualifiés existait déjà pour le primaire, mais s’étend maintenant aux enseignants du secondaire.

Offert entièrement à distance, ce programme suscite de l’intérêt dans l’ensemble du Québec: l’UQAT a reçu plus de 450 nouvelles demandes de partout au Québec, en plus de signer une entente de partenariat avec le Centre de service scolaire Marguerite-Bourgeoys, dans la région de Montréal.

Partager travail et études

Par ailleurs, L’UQAT a aussi mis en place un programme de baccalauréat en enseignement de trois ans et demi (au lieu de quatre).

Grâce à des horaires réaménagés, le nouveau baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire (BEPEP) permettra une alternance travail-études, pour que les étudiants puissent gagner de l’expérience sur le terrain pendant leurs études. Ils seront libérés une journée par semaine (préférablement le vendredi), ce qui leur permettra de faire de la suppléance.

«C’est très apprécié par les Centres de services scolaires de la région, dit le directeur du département des sciences de l’éducation de l’UQAT, Réal Bergeron. Nos enseignants réguliers peuvent donc se libérer pour des formations ou des congés. »

Le BEPEP est également offert à temps partiel, encore là pour permettre aux étudiants d’occuper un poste en suppléance à temps partiel. Ces programmes sont offerts dès cette année dans les campus de Val-d’Or et Amos.

Revaloriser la profession d’enseignant

«Selon nos estimations, la pénurie est plus criante pour les promotions 2018 à 2020, indique le directeur du département des sciences de l’éducation de l’UQAT, Réal Bergeron. Les nouveaux programmes s’inscrivent dans un plan d’action qui vise à la fois à revaloriser la profession d’enseignant et à les retenir dans cette profession.»

L’établissement continue de réfléchir à des solutions au manque d’enseignants. À cet effet, l’UQAT doit publier cet automne les résultats d’un projet de recherche-action sur les enjeux de la pénurie et sur les façons de revaloriser la profession d’enseignant.

Texte de l’Initiative de journalisme local

Laisser un commentaire
Les plus populaires