Des provinces freinent l’autonomie des Autochtones, soutient Perry Bellegarde

OTTAWA — Le chef national de l’Assemblée des Premières Nations affirme que les gouvernements provinciaux qui veulent s’accrocher à leur compétence en matière de protection de l’enfance constituent le plus important obstacle à la mise en oeuvre de la nouvelle loi fédérale qui donne aux communautés autochtones la responsabilité sur le bien-être de leurs enfants.

Perry Bellegarde et le ministre des Services aux Autochtones, Marc Miller, ont signé mardi matin à Ottawa une entente qui constitue la prochaine étape dans la mise en oeuvre de la nouvelle loi. Le projet de loi C-92, adopté lors de la dernière législature, est entré en vigueur le 1er janvier. Il établit des normes nationales pour la prise en charge, par les Premières Nations, des services à l’enfance et à la famille.

Plusieurs provinces s’inquiètent toutefois de l’incidence de cette loi sur leur propre champ de compétence dans les programmes de protection de la jeunesse. Le Québec conteste ainsi devant les tribunaux la constitutionnalité de cette loi fédérale.

L’entente signée mardi constitue une feuille de route pour les discussions entre Ottawa et les gouvernements autochtones, alors que chaque communauté s’apprête à assumer la responsabilité du bien-être de ses enfants, en reconnaissant les lois et coutumes autochtones.

Le chef Bellegarde estime que ces discussions doivent également avoir lieu avec les gouvernements provinciaux, qu’il a identifiés comme l’un des plus importants obstacles à la réduction du nombre d’enfants autochtones confiés à des familles d’accueil.

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