Des responsables du Nunavik se rencontrent pour discuter de la vague de suicides

MONTRÉAL — Le conseil régional de la santé du nord du Québec réitère son appel à l’action alors que les responsables locaux se rencontreront cette semaine pour discuter d’une vague de suicides au Nunavik.

La situation des suicides survenus dans la région inuite éloignée est qualifiée de crise et des experts sont à Kuujjuaq jusqu’à mercredi pour déterminer la marche à suivre.

La commission scolaire de la région avait sonné l’alarme plus tôt ce mois-ci, alors qu’au moins deux étudiants se sont enlevé la vie pendant l’année scolaire.

Selon certains médias, il y aurait eu 15 suicides pendant l’année 2018, dans une région habitée par seulement 12 000 personnes.

Dans un communiqué transmis mardi, la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik (RRSSSN) dit s’engager à travailler avec les autres groupes de la région pour améliorer la situation.

Minnie Grey, directrice de la RRSSSN, souligne que le problème au Nunavik n’est «pas nécessairement individuel».

«C’est un problème de société qui doit être abordé d’une manière collective», a-t-elle déclaré.

Une porte-parole de Services aux Autochtones Canada a indiqué que le gouvernement fédéral n’avait pas été invité à la rencontre, mais plusieurs ministres du gouvernement Trudeau ont assuré qu’ils étaient disponibles pour aider au besoin.