Des sénateurs indépendants veulent suspendre de nouveau la sénatrice Lynn Beyak

OTTAWA — Des sénateurs indépendants veulent suspendre de nouveau la sénatrice Lynn Beyak, même si elle s’est excusée d’avoir publié des lettres désobligeantes sur les peuples autochtones sur son site web.

Après des mois à faire la sourde oreille aux critiques, Mme Beyak s’est excusée «sans réserve» mardi auprès de ses collègues sénateurs et a promis de suivre, comme prévu, une formation sur le racisme envers les peuples autochtones.

Mais le sénateur Yuen Pau Woo, facilitateur du Groupe des sénateurs indépendants (GSI), affirme que cela ne suffit pas pour éviter une autre suspension à Mme Beyak.

Il soutient que c’est la pratique courante dans les corps professionnels qu’une personne soit suspendue pendant qu’elle suit une formation de perfectionnement, même après avoir formulé des excuses.

M. Woo a indiqué que les membres de son groupe, le plus grand caucus de la chambre haute, sont frustrés par les manœuvres procédurales utilisées mardi pour empêcher le Sénat de voter sur le rapport du comité d’éthique qui a recommandé la suspension de Mme Beyak.

Après les excuses de Mme Beyak mardi, certains de ses anciens collègues conservateurs voulaient que le comité d’éthique réexamine la question. Une motion à cet effet a été rejetée par 49 voix contre 24.

Les sénateurs conservateurs et d’anciens conservateurs qui siègent maintenant au sein du Groupe des sénateurs canadiens — qui est distinct du Groupe des sénateurs indépendants — ont largement appuyé la motion. Mais les membres du Groupe des sénateurs indépendants et les sénateurs affiliés sans caucus étaient largement opposés.

Le Sénat doit voter jeudi sur la recommandation du comité d’éthique de suspendre à nouveau Mme Beyak, à condition qu’il n’y ait plus de tactiques dilatoires telles que celles utilisées mardi, lorsque les conservateurs et anciens conservateurs ont proposé d’ajourner le débat et d’ajourner le Sénat pour éviter un vote.

Mme Beyak a été expulsée du caucus conservateur et a finalement été suspendue sans salaire en mai dernier après avoir refusé de retirer les lettres offensantes de son site web — une suspension qui a pris fin automatiquement lorsque le Parlement a été dissous pour les élections fédérales de l’automne.

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