Des solutions pour redonner du lustre au centre-ville de Montréal

MONTRÉAL — La pandémie a donné un dur coup à tous les centres-villes de la planète et Montréal n’y a pas échappé. Mais l’urgence a forcé les acteurs impliqués à se mobiliser et cette alliance vient de dévoiler une série de solutions afin de redonner du lustre au cœur de la métropole.

L’Alliance pour le centre-ville, pilotée par la Société de développement commercial (SDC) Montréal centre-ville, a présenté lundi matin l’étude «Notre centre-ville source de fierté» réalisée par la firme IdéesFX.

On y retrouve une foule d’exemples de solutions développées dans diverses villes du monde pour répondre aux enjeux de propreté, de criminalité, de stationnement, d’irritants liés aux chantiers de construction ou d’attractivité des familles ou des consommateurs.

Ces pistes de solutions s’adressent tant aux décideurs publics qu’aux propriétaires d’immeubles commerciaux et aux organismes de développement commercial ou touristique, par exemple.

Le directeur général de Montréal centre-ville, Glenn Castanheira, décrit le document comme un index des bonnes pratiques des grandes villes du monde. On y retrouve notamment des initiatives en matière de gestion des places de stationnement à l’aide d’outils technologiques ainsi qu’en matière de réglementation sur l’entretien des bâtiments.

Pour ce qui est de la prochaine étape, il reste aux membres de l’Alliance à déterminer comment ces solutions peuvent être appliquées. Comme le territoire du centre-ville couvre plusieurs arrondissements et implique à la fois des instances publiques et privées, il faudra identifier des meneurs de projets.

«Le constat le plus important selon nous, c’est de reconnaître l’importance stratégique du centre-ville de Montréal dans sa fonction de moteur économique, académique et culturel du Québec, mentionne M. Castanheira. Ça requiert un statut officiel et on dirait qu’on l’oublie.»

Mobilisation inédite

Par ailleurs, l’Alliance née dans l’urgence de réagir aux conséquences de la pandémie semble destinée à perdurer. La mobilisation, pour la toute première fois, de tous les acteurs privés, publics, institutionnels, culturels, communautaires s’est avérée bénéfique et on ne souhaite pas revenir en arrière.

Glenn Castanheira souligne que cette mobilisation sans précédent a permis de réaliser une panoplie de projets qui n’auraient pas pu voir le jour. Il donne en exemple les programmations estivales coordonnées des dernières années ou encore la campagne de mobilisation pour le retour au bureau ou pour la propreté des espaces publics.

Le regroupement pourrait prendre une autre forme et adopter une autre dénomination, mais l’essentiel demeure que l’écosystème du centre-ville veut maintenir un canal de communication afin de soutenir l’élan post-pandémie qui anime la relance actuelle du cœur de la métropole.

«Ce qu’il faut éviter à tout prix c’est de retourner comme avant, c’est-à-dire où plusieurs tiraient la couverte de leur côté, mettaient de l’avant leurs propres intérêts plutôt que l’intérêt commun du centre-ville, insiste M. Castanheira. Ce qui pourrait mettre en péril la relance extraordinaire que vit le centre-ville en ce moment.»

Des exemples de solutions

Voici quelques exemples en rafales tirés du document «Notre centre-ville source de fierté».

Gestion des déchets: À Taïpei, capitale de Taïwan, des camions à ordures musicaux circulent dans les rues et les citoyens ou les commerçants doivent aller eux-mêmes y jeter leurs déchets. On évite ainsi l’étape des sacs qui jonchent les rues et risquent d’être disséminés par les animaux.

Chantiers plus esthétiques: En France, d’immenses bâches d’échafaudage sont installées sur les grands chantiers de construction, où l’on appose de la publicité. En plus d’améliorer l’esthétisme des lieux, l’argent recueilli est versé au maître d’ouvrage pour couvrir une partie des frais d’embellissement de l’immeuble.

Simplification du stationnement: À Manchester, au Royaume-Uni, l’application appelée National parking platform permet d’optimiser la recherche de places de stationnement par une intégration de l’offre publique et privée et par une uniformisation du mode de paiement.

Aide à la population en itinérance: Avec une stratégie de «Housing First» (logement d’abord) la Ville de Houston aurait réussi à loger plus de 25 000 personnes en situation d’itinérance au cours de la dernière décennie. Elle a ainsi fait chuter sa population itinérante de 63 %. On rapporte que le temps d’attente pour obtenir un logement aurait diminué de 96 %, passant de 720 jours à 32 jours.

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