Des syndiqués de l’hôtellerie manifestent au centre-ville de Montréal

MONTRÉAL — Des syndiqués de l’hôtellerie ont manifesté samedi à Montréal pour réclamer des négociations «de bonne foi» et des conditions de travail «adaptées au contexte actuel de pénurie de main-d’oeuvre».

Les syndiqués, qui sont membres de 26 syndicats affiliés à la CSN, se sont réunis en fin d’après-midi devant l’hôtel DoubleTree by Hilton, situé à deux pas de la Place-des-Arts pour un barbecue «familial, festif».

La plupart des hôteliers sont «sans scrupules» et tentent de «se servir de la situation pandémique» pour revoir à la baisse les conditions de travail des travailleurs dans le cadre des négociations entourant le renouvellement des conventions collectives, dont plusieurs sont échues depuis plus d’un an, a déclaré le trésorier et responsable politique du dossier à la Fédération du commerce-CSN, Michel Valiquette.

Les employeurs demandent des «reculs importants» en visant le «coeur des conventions collectives»: les vacances, les horaires de travail, les heures minimum garanties, les assurances collectives et les journées de maladie, a-t-il soutenu.

Les salariés réclament pour leur part le maintien du lien d’emploi pour une période plus longue, l’amélioration des assurances collectives et une convention collective d’une durée de quatre ans.

Ils demandent également des augmentations salariales de 2 % pour 2020 afin de maintenir leur pouvoir d’achat, de 4 % pour 2021, de 3,5 % pour 2022 et de 4 % en 2023. «On pense qu’en 2022 et en 2023, la relance sera bien là au niveau touristique et on retrouvera des hôtels complets», a justifié M. Valiquette.

Et eux, négocient-ils de bonne foi avec des demandes de cet ordre? Les demandes ont été révisées, notamment en matière d’augmentations salariales, sur les vacances et les assurances, répond le porte-parole syndical, affirmant que «c’est maintenant au tour des employeurs de faire leur bout de chemin».

Le syndicaliste affirme que les troupes détiennent toujours un rapport de force notamment en raison de la vaccination qui va bon train, de la possibilité d’une éventuelle ouverture des frontières et les vacances estivales qui entraînent une recrudescence de l’occupation des hôtels.

Selon lui, il y a «une fenêtre» en juillet et en août au niveau du rapport de force et c’est pour cela que des moyens de pression seront déployés. Les syndicats pourraient donc être à court de temps. Ils ne détiennent cependant pas de mandat de grève, ce qu’ils comptent obtenir «au cours des prochaines semaines».

Environ 2500 employés du secteur de l’hôtellerie sont touchés par cette négociation. Ils travaillent dans des établissements situés à Québec, à Montréal et en l’Estrie.

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