Des syndiqués des hôtels manifestent pour leur emploi et une aide à l’industrie

MONTRÉAL — Près de 200 syndiqués FTQ de l’hôtellerie ont manifesté, mardi midi à Montréal, pour préserver leurs emplois et demander qu’une aide soit apportée à cette industrie, gravement touchée par la pandémie de coronavirus.

La FTQ représente environ 10 000 syndiqués dans les hôtels de l’ensemble du Québec, par le biais de cinq de ses grands syndicats affiliés.

Ces travailleurs, membres du syndicat des Métallos, d’Unifor, des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), des Teamsters et de l’Union des employés de service (UES-800), demandent un véritable plan de relance de l’industrie hôtelière. Ils craignent en effet que la reprise véritable dans cette industrie prenne un certain temps.

«Actuellement, on regarde l’avenir et on se dit: ‘ça va être super long’. Il y a des gens qui disent même que ce secteur-là de l’hôtellerie, du tourisme, de la restauration, vont en avoir pour un an, un an et demi, voire deux ans, avant que ça revienne à une certaine normale. Alors, c’est vraiment inquiétant pour les gens», a affirmé en entrevue Denis Bolduc, secrétaire général de la FTQ.

Les manifestants souhaitent que des programmes de formation et de perfectionnement soient implantés pour les travailleurs de l’industrie hôtelière. Il existe des programmes de formation, mais ceux-ci doivent être adaptés, croit M. Bolduc.

Le numéro deux de la FTQ plaide aussi pour des programmes de maintien en emploi, afin que l’industrie ne se retrouve pas désertée par ses travailleurs, lorsqu’il y aura effectivement reprise.

Les travailleurs de l’hôtellerie ont touché la PCU (Prestation canadienne d’urgence) au début de la pandémie. Ils ont ensuite migré vers l’assurance-emploi. Or, «il y a une fin à ça», fait valoir M.  Bolduc. Il faut donc agir maintenant, croit-il.

M. Bolduc adresse ses demandes aux deux ordres de gouvernement, tant celui du Québec que celui du Canada.

«Les gens ont été patients jusqu’ici. Ils n’ont pas fait beaucoup de bruit. On espère qu’ils vont avoir une oreille attentive de la part des gouvernements», a t-il ajouté.

«Dans l’hôtellerie, les gens souffrent beaucoup et longtemps. Il y a beaucoup d’inquiétude. On ne voit pas la lumière au bout du tunnel. Les gens sont en perte d’emploi depuis plusieurs mois», a déploré le secrétaire général de la FTQ.

La FTQ représente plus de 600 000 travailleurs dans l’ensemble du Québec.

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