Des travailleuses des services de garde d’urgence veulent une prime coronavirus

MONTRÉAL — Au tour des travailleuses dans les services de garde d’urgence de demander une «prime coronavirus», puisqu’elles s’occupent des enfants des travailleurs de la santé qui sont jugés essentiels.

La Fédération des intervenantes en petite enfance, affiliée à la CSQ, qui représente 10 000 travailleuses dans les services de garde en milieu familial et 3000 dans les Centres de la petite enfance, vient d’écrire une lettre à cet effet au premier ministre François Legault.

La présidente de la FIPEQ, Valérie Grenon, y souligne également que ses membres n’ont «aucun équipement de protection» et que les mesures de distanciation physique sont pratiquement impossibles à respecter avec les enfants et difficiles à respecter entre les parents.

On leur demande, par exemple, de veiller à ce que les parents n’arrivent pas tous à la même heure, afin d’éviter une trop grande proximité, a illustré Mme Grenon.

Comme ces travailleuses se rendent ainsi vulnérables au coronavirus, en assurant un service essentiel, elles demandent de bénéficier également d’une «prime COVID-19», tant pour les membres qui travaillent dans les Centres de la petite enfance que celles qui le font dans un milieu familial régi.

Les syndicats du secteur public tentent présentement de négocier une telle prime pour leurs membres qui ont un surcroît de travail à cause du coronavirus et qui sont plus exposés au risque.

La FIPEQ a rappelé que les travailleurs d’épicerie, notamment, ont pu bénéficier d’équipement de protection (un panneau de plexiglas) et d’une prime de 2 $ l’heure, à cause du surcroît de travail et du risque accru pour leur santé.

La fédération de la Centrale des syndicats du Québec fait aussi valoir qu’une éducatrice diplômée dans un Centre de la petite enfance touche 18,98 $ l’heure au premier échelon.

Mme Grenon rapporte que ses membres dans les services de garde se sentent «les grandes oubliées des négociations actuelles».

Par ailleurs, ses membres qui travaillent dans les CPE bénéficient également d’une prime, comme bien des travailleurs du secteur public. Cette prime, de 16 cents l’heure, arrive à échéance mardi soir. Elle n’avait pas encore été renouvelée, au moment d’écrire ces lignes.

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À noter aussi… qu’une educatrice tombe en plafond salariale après 10ans d’expérience. Car il n’existe que 10 échelon. Par exemple ça fait 8 ans que je n’augmente plus de salaire… car je suis plafonner…

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