Des vigiles seront tenues au Québec pour dénoncer les meurtres de femmes

QUÉBEC — Des vigiles doivent avoir lieu au Québec jeudi, dont une devant l’Assemblée nationale, afin de dénoncer les meurtres de femmes au Québec et pour que les gouvernements agissent immédiatement afin d’enrayer toutes les formes de violences envers les femmes.

La vigile qui aura lieu en début de soirée devant l’Assemblée nationale est convoquée par le Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale. Il y en aura d’autres devant les palais de justice de Gatineau et de Sherbrooke, de même qu’à Saguenay.

Le Regroupement rappelle qu’au cours des cinq dernières semaines, quatre femmes ont été assassinées au Québec: Astrid Declerck à Montréal, le 25 décembre; Jaël Cantin à Mascouche, dans Lanaudière, le 16 janvier; Annie Koneak à Kujjuaq, dans le Nunavik, le 18 janvier et Marylène Lévesque, le 22 janvier, à Québec.

Et le 10 décembre, une femme, Dahia Khellaf, 42 ans, et ses deux fils ont été tués dans leur résidence de l’est de Montréal.

Le 6 décembre dernier, le Regroupement a mentionné que 1128 femmes et enfants avaient été assassinés par un conjoint ou un ex-conjoint au Québec depuis l’attentat antiféministe perpétré 30 ans plus tôt à l’École polytechnique de Montréal.

Les vigiles de jeudi donneront l’occasion aux participants de s’exprimer, notamment en livrant des témoignages et en émettant des revendications.

Dans une entrevue publiée jeudi par La Presse, la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, assure vouloir resserrer la sécurité autour des victimes de violence conjugale afin de prévenir des crimes violents. L’entrevue qu’elle a accordée évoque notamment une hausse du financement des maisons d’hébergement, l’imposition de bracelets électroniques et la possibilité de rendre obligatoire le signalement de cas présumés de violence conjugale par les médecins lorsqu’une patiente se présente aux urgences avec des lésions, par exemple.

 

Les plus populaires