Desmond: le TSPT ne figurait pas sur la demande de permis d’armes à feu

PORT HAWKESBURY, N.-É. — Un ancien responsable des armes à feu a déclaré à l’enquête mardi que Lionel Desmond n’avait pas été tout à fait honnête lorsqu’il a demandé le renouvellement de son permis d’armes à feu en 2014, deux ans avant que l’ex-soldat ne tue par balles trois membres de sa famille et s’enlève la vie.

Joe Roper, ancien agent régional des armes à feu au service du ministère de la Sécurité publique du Nouveau-Brunswick, a déclaré à l’enquête de la Nouvelle-Écosse qu’on lui avait demandé d’examiner la demande de Lionel Desmond après qu’une de ses références eut indiqué qu’il souffrait d’un trouble de stress post-traumatique—  un fait qu’il n’a pas divulgué dans sa demande.

M. Roper a témoigné que la requête de renouvellement comprenait une question demandant si le propriétaire de l’arme à feu avait été diagnostiqué ou traité pour dépression, abus d’alcool, de drogues ou de substances, problèmes de comportement ou émotionnels.

L’ancien officier a déclaré que lorsqu’il avait contacté Lionel Desmond pour parler de l’omission, celui-ci avait déclaré qu’il n’avait pas coché cette case sur le formulaire parce que le TSPT ne faisait pas partie des conditions énumérées — une explication qu’il a acceptée.

M. Roper a affirmé qu’au cours de son enquête, il avait envoyé un formulaire d’évaluation médicale à un psychiatre qui soignait Lionel Desmond, alors fantassin établi à la base des Forces canadiennes Gagetown, dans le centre du Nouveau-Brunswick.

Un formulaire a été présenté à l’enquête, rempli par le Dr Vinod Joshi, qui a coché une case indiquant qu’il n’avait aucune crainte que Lionel Desmond puisse constituer une menace pour lui-même ou pour autrui.

M. Roper a déclaré à l’enquête qu’il avait plus tard parlé à M. Joshi par téléphone et que le psychiatre avait confirmé qu’il n’avait aucun problème avec la possession par Lionel Desmond d’armes à feu parce que son patient prenait des médicaments, ne montrait aucun signe de psychose et n’avait jamais mentionné d’automutilation ou de pensées violentes.

L’ancien responsable des armes à feu a déclaré que lorsqu’il a parlé avec Lionel Desmond, le soldat lui a dit que sa femme l’avait aidé à remplir le formulaire et qu’elle lui avait dit qu’il n’était pas nécessaire de divulguer son diagnostic de TSPT. M. Roper a approuvé plus tard le renouvellement de la licence de possession et d’acquisition de Lionel Desmond.

Le 3 janvier 2017, Lionel Desmond a acheté un fusil et plus tard ce jour-là, il a tiré sur sa femme de 31 ans, Shanna, leur fille de 10 ans, Aaliyah, et sa mère, Brenda, 52 ans, avant de se suicider dans leur maison à Big Tracadie. 

Dans les mois et les années qui ont suivi, des amis et des parents se sont plaints que les tentatives de Lionel Desmond de demander de l’aide pour son trouble mental ne l’avaient mené nulle part.

L’enquête examine si M. Desmond avait accès à des soins en santé mentale et des services de prévention de la violence conjugale, mais aussi s’il devait être en mesure d’acheter un fusil. On veut aussi savoir si les prestataires de soins de santé et de services sociaux avec lesquels il a eu affaire étaient formés pour reconnaître les troubles liés au stress professionnel ou à la violence conjugale.

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