L’avocat de Trump sommé de remettre des documents aux comités de la Chambre

WASHINGTON — Les démocrates de la Chambre des représentants ont sommé lundi l’avocat du président Donald Trump, Rudy Giuliani, de leur remettre des documents dans le cadre de l’enquête sur les relations du président avec l’Ukraine.

Les comités du renseignement, des affaires étrangères et du contrôle et de la réforme ont annoncé cette assignation à comparaître lundi, alors qu’ils se penchent sur les pressions exercées par M. Trump pour inciter l’Ukraine à enquêter sur son rival politique Joe Biden et sa famille. M. Giuliani a joué un rôle de premier plan dans cette affaire.

Les comités mènent cette enquête dans le cadre de la procédure de destitution contre Donald Trump lancée la semaine dernière par la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, dans la foulée de la plainte déposée par un lanceur d’alerte. Ils entendent procéder rapidement dans l’objectif de clore leur enquête d’ici la fin de l’année.

MM. Trump et Giuliani ont tous deux reconnu avoir tenté d’inciter le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy à enquêter sur le rôle de Hunter Biden dans le conseil d’administration d’une société gazière ukrainienne alors que son père dirigeait les relations diplomatiques entre l’administration Obama et l’Ukraine. Rien n’indique que Joe Biden ou son fils aient commis un acte répréhensible.

Selon la plainte du lanceur d’alerte, M. Trump aurait demandé à M. Zelenskiy, lors d’un appel téléphonique en juillet, d’ouvrir une enquête sur Hunter Biden. La plainte a aussi mis en lumière les efforts de la Maison-Blanche pour garder la conversation privée.

Le président Trump a lancé une nouvelle offensive à l’endroit de ses adversaires politiques lundi sur Twitter.

Il s’en est notamment pris au représentant démocrate Adam Schiff, qui préside le comité du renseignement de la Chambre des représentants et qui joue un rôle de premier plan dans les procédures de destitution dont il fait l’objet.

Il a accusé M. Schiff de lui avoir attribué des propos inventés de toutes pièces et demandé s’il devrait être «arrêté pour trahison».

Vérification faite, le concept de trahison est encadré très étroitement, aussi bien par la Constitution des États-Unis que par la loi fédérale.

Selon la Constitution, on peut parler de trahison «seulement» si un citoyen américain, ou un non-citoyen en sol américain, fait la guerre aux États-Unis ou fournit une aide matérielle à un ennemi déclaré des États-Unis. Le simple fait de sympathiser avec un ennemi du pays ne suffit pas.

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