Deux femmes accusées de fraude pyramidale en Montérégie

SAINT-HYACINTHE, Qc — Une enquête de plusieurs mois a permis à la Sûreté du Québec de procéder à l’arrestation de deux femmes de la Montérégie en lien avec une affaire de fraude pyramidale alléguée. Les deux femmes ont comparu jeudi au palais de justice de Saint-Hyacinthe.

Les accusations visent Lioudmila Minina, 56 ans, de Saint-Hyacinthe, et Isabelle Turcotte, 43 ans, de Carignan.

Le stratagème en question consisterait en un système pyramidal de dons monétaires sous forme de prétendu groupe d’entraide.

Au bureau du directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), on précise que deux accusations pèsent contre les prévenues. D’abord, un chef d’accusation de fraude de plus de 5000 $, dont la peine maximale prévoit 14 ans de prison.

Puis, un deuxième chef d’accusation en lien avec la loterie et les jeux de hasard. Il s’agit de l’article 206(1)(e) qui décrit en quelque sorte le fait d’administrer une opération de fraude pyramidale.

Lioudmila Minina et Isabelle Turcotte ont été libérées sous conditions et leur dossier devrait revenir devant le tribunal le 29 mars prochain.

Selon un communiqué de presse diffusé par la SQ, c’est la division des enquêtes sur les crimes économiques qui a mené l’opération ayant débouché sur ces arrestations. La porte-parole de la SQ, Anik Lamirande, n’a pas voulu confirmer si d’autres personnes étaient dans la mire des enquêteurs.

Cependant, on souligne que les démarches se poursuivent dans le dossier dans le but d’étoffer la preuve. Aucun détail n’a été fourni concernant les victimes potentielles ou le contexte dans lequel se déroulait le stratagème frauduleux allégué.

Dans le communiqué de la SQ, on définit la fraude pyramidale comme «un stratagème d’investissement basé sur une configuration par niveau où les nouveaux membres constituent la base».

«Les gens qui investissent doivent à leur tour recruter des personnes qui accepteront aussi d’investir un montant d’argent et de recruter d’autres individus dans l’espoir que leur investissement de départ soit multiplié», ajoute-t-on en donnant comme exemples les ventes d’investissements et les cercles de dons.

On invite les gens à consulter l’Office de la protection du consommateur ou l’Autorité des marchés financiers afin d’obtenir davantage d’information ou en cas de doute sur une proposition potentiellement illégale.

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