Deux infirmières canadiennes font l’objet d’une enquête après l’émeute au Capitole

TORONTO — Deux infirmières canadiennes qui ont pris la parole lors d’un rassemblement contre le confinement dans la capitale fédérale américaine, Washington, D.C., le jour de l’émeute au Capitole, font l’objet d’une enquête de la part de leur ordre professionnel.

L’une d’elles, qui est déjà suspendue de son travail en soins intensifs néonatals, fait également face à une enquête de son hôpital de London, en Ontario.

Par communiqué, l’Ordre des infirmières et infirmiers de l’Ontario a confirmé qu’il y avait une enquête dans les dossiers de Sarah Choujounian et Kristen Nagle.

«Nous sommes au courant des informations concernant les voyages à Washington», a déclaré l’organisation. «La loi ne nous permet pas de fournir des détails sur les progrès ou le statut en cours de cette enquête.»

Le London Health Science Centre a déclaré qu’il avait suspendu Mme Nagle sans salaire en novembre pour avoir assisté à un rassemblement anti-masque dans la ville du sud-ouest de l’Ontario. Une enquête était toujours en cours sur l’incident précédent, mais l’hôpital a affirmé qu’il était maintenant au courant de nouvelles actions «non conformes» à ses valeurs.

«Nous voulons assurer notre communauté que nous prenons cette situation et les nouveaux événements qui sont apparus très au sérieux», a déclaré l’hôpital dans un communiqué. «Bien que nous ne soyons pas en mesure d’aborder les détails d’une enquête interne en raison de la confidentialité.»

L’hôpital a déclaré qu’il terminerait probablement son enquête d’ici quelques semaines.

Mmes Nagle et Choujounian étaient toutes les deux oratrices au rassemblement du 6 janvier organisé par un groupe appelé Global Frontline Nurses, qui soutient que «la fraude est endémique» concernant la crise de COVID-19 à l’intérieur et à l’extérieur des hôpitaux. Le groupe a déclaré que les oratrices avaient constaté une «tromperie flagrante» dans les informations sur la COVID-19 et de mauvais traitements flagrants des patients de première main.

Aucune des deux femmes n’a répondu mardi à une demande pour discuter de la situation.

Mme Choujounian, infirmière auxiliaire certifiée depuis 2004 qui a passé la majeure partie de sa carrière dans une maison de retraite du nord de Toronto jusqu’à l’année dernière, a publiquement décrié les vaccins contre la COVID-19 comme «expérimentaux» et «non sécuritaires». Fondatrice d’un groupe appelé Nurses Against Lockdowns, elle a qualifié la promotion du vaccin et son utilisation de «crime contre l’humanité».

Lors du rassemblement devant le Capitole, Mme Choujounian, qui a déclaré avoir été licenciée, a critiqué le traitement de personnes placées en soins de longue durée, affirmant qu’elles étaient traitées comme des prisonniers en isolement cellulaire. La situation, a-t-elle dit, était «épouvantable».

Pour sa part, Mme Nagle, une infirmière certifiée depuis 2006, a affirmé que les infirmières faisaient l’objet de menaces pour avoir dénoncé des situations ou soutenu des opinions contraires, mais que cela ne les empêcherait pas de défendre la «vérité». Elle a également critiqué des politiques qui, selon elle, isolent les nouvelles mères à un moment critique.

Aucune des deux femmes n’aurait fait partie de la foule pro-Donald Trump qui a pris d’assaut le Capitole dans le but d’arrêter la certification par le Congrès de l’élection du président Joe Biden.

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