Deux organisateurs sikhs disent avoir été arrêtés à tort pour une alerte à la bombe

OTTAWA — Deux organisateurs d’un événement sikh qui devait avoir lieu sur la colline du Parlement samedi ont déclaré avoir été arrêtés, puis relâchés, après avoir été identifiés à tort relativement à une alerte à la bombe dans le secteur.

Manveer Singh, organisateur d’un rassemblement commémoratif pour le massacre de sikhs en 1984 en Inde, a déclaré que son groupe avait reçu une autorisation pour se rassembler sur la colline du Parlement, mais que lorsqu’ils sont arrivés, on leur a dit qu’ils ne pouvaient y être en raison d’une menace en cours dans le secteur.

Parminder Singh, un autre organisateur, a indiqué qu’ils s’étaient redirigés vers la pelouse devant la Cour suprême du Canada à proximité pour organiser leur événement.

Quelques minutes après le début de leur commémoration, Manveer Singh a déclaré que la police l’avait arrêté et lui avait dit qu’elle avait  des «informations crédibles» selon lesquelles il était lié à une grave alerte à la bombe sur la colline du Parlement.

«Ils ont cru que c’était moi derrière ça. J’étais choqué. Je rassemble ma communauté ici pour les bombarder?», a-t-il dit, ajoutant que la police l’a fouillé, l’a menotté et l’a amené au poste de police pour l’interroger.

Parminder Singh a dit avoir été arrêté peu de temps après par la police d’Ottawa, qui lui a dit que son nom était lié à une prétendue alerte à la bombe contre le parlement.

«Cela n’a aucun sens parce que je sais que je ne suis impliqué dans rien. Je suis fier en tant que sikh canadien. J’aime ce pays, je ferai tout pour protéger ce pays», a-t-il affirmé.

Les deux organisateurs ont déclaré que la police avait fouillé leurs voitures à la recherche d’explosifs.

Parminder Singh a dit qu’après avoir été détenu pendant une courte période, les policiers l’ont libéré et se sont excusés, ajoutant qu’ils l’avaient arrêté sur la base d’informations erronées.

Les deux hommes se disent inquiets des torts causés à leur réputation à la suite de leur arrestation en lien avec la menace d’explosifs.

La police d’Ottawa n’a pas répondu aux questions sur le récit des événements par les hommes, disant seulement que l’enquête sur l’affaire est maintenant terminée et qu’aucune accusation n’a été portée.

La police a déclaré samedi dans un communiqué avoir reçu des informations sur une menace près de l’enceinte parlementaire, l’incitant à fermer certaines rues environnantes à la circulation des véhicules et des piétons.

Le Service de protection parlementaire a également ordonné l’évacuation de la colline du Parlement, lançant une alerte à tous les députés et au personnel et notant qu’il fallait se mettre à l’abri où l’on se trouvait dans tous les bâtiments de l’enceinte jusqu’à nouvel ordre.

«Cela blesse profondément mes enfants, ma femme et aussi d’autres membres de la communauté», a déclaré Parminder Singh.

Il a indiqué que son groupe avait commencé à organiser ces rassemblements en 2017, pour réunir des sikhs de partout en Ontario et au Québec.

Manveer Singh a déclaré qu’ils organisaient ces rassemblements depuis plusieurs années, à l’exception des deux dernières années en raison de la pandémie de COVID-19.

Cette dépêche a été rédigée avec l’aide financière des Bourses de Meta et de La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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