Deux populations d’ours polaires jugées stables en Arctique

Les populations d’ours polaires de deux régions de l’Extrême-Arctique, au large du Groenland, se porteraient mieux qu’escompté.

La première étude majeure réalisée depuis 20 ans dans les environs du bassin Kane et de la baie de Baffin a dénombré quelque 3 300 ours — un nombre bien au-delà des prédictions des modèles scientifiques.

Or, la santé des ours de la baie de Baffin s’est détériorée. Avec la fonte de la banquise, ils passent près d’un mois de plus sur terre, ce qui limite leur chasse aux phoques, riches en gras.

Les femelles de la baie de Baffin passent moins de temps dans leur tanière maternelle, tandis que le taux de survie de leurs nouveau-nés s’effrite.

«Les conditions corporelles des ours polaires de la baie de Baffin déclinent en relation étroite avec la durée de la période sans glace», est-il écrit dans le rapport.

Les nouvelles sont meilleures du côté du bassin Kane, où la population demeure stable et pourrait même être en progression. Les experts dénombrent 357 ours, par rapport à 224.

L’étude offre une mise à jour du dernier rapport sur les deux populations, produit en 1997.

Depuis ce temps, les scientifiques ont utilisé un modèle de population pour prédire la santé des deux groupes. Les deux populations étaient considérées en déclin. Les ours de la baie de Baffin étaient censés diminuer à 1600 alors qu’ils étaient 2173 il y a une vingtaine d’années.

Ces modèles semblent avoir été trop pessimistes, en partie parce que les populations avaient été sous-estimées au départ. Le nouveau document démontre qu’il y a en fait 2826 ours dans la région de Baffin.

L’étude signale toutefois que des différences dans la façon de dénombrer les bêtes signifient que les chiffres de 1997 ne sont pas directement comparables avec les derniers résultats.

«Il n’est pas possible de conclure que l’estimation de l’abondance totale dans les années 2010 représente une augmentation», est-il écrit.