Le policier qui a été tué en Ontario a été «essentiellement pris en embuscade»

HAGERSVILLE, Ont. — L’agent de la Police provinciale de l’Ontario qui a été tué par balle alors qu’il était en service a été «essentiellement pris en embuscade», selon le chef du corps de police.

L’agent Grzegorz Pierzchala, âgé de 28 ans, a répondu à un appel concernant un véhicule qui s’était retrouvé dans un fossé juste à l’ouest de Hagersville, en Ontario, mardi après-midi. Dès son arrivée sur les lieux, il a été abattu.

S’exprimant lors d’une conférence de presse, mercredi soir, le commissaire de la Police provinciale de l’Ontario, Thomas Carrique, a précisé que l’agent Pierzchala se trouvait sur les lieux depuis peu de temps lorsqu’il a été tué, et qu’il n’a pas eu le temps de décharger sa propre arme à feu.

«L’agent a été essentiellement pris en embuscade et il n’a eu absolument aucune chance de se défendre», a mentionné M. Carrique.

L’enquête sur la fusillade, y compris le motif et les circonstances de celle-ci, est toujours en cours. L’agent Pierzchala portait une caméra sur son équipement lors de son intervention, a souligné M. Carrique, et en plus de visionner les images, les enquêteurs parcourront le secteur jeudi pour rechercher des témoins.

Après leur rencontre avec le policier, les suspects ont abandonné le véhicule dans lequel ils se trouvaient et ont pris la fuite à pied, selon la police. Ils auraient ensuite volé un autre véhicule, mais on ne sait pas encore s’ils ont menacé un citoyen avec une arme à feu pour s’emparer du bolide.

Randall McKenzie, 25 ans, et Brandi Crystal Lyn Stewart-Sperry, 30 ans, font chacun face à une accusation de meurtre au premier degré en lien avec la mort de l’agent Pierzchala.

Le lien entre les deux suspects n’a pas été confirmé publiquement. Interrogé à ce sujet lors de la conférence de presse, M. Carrique a répondu qu’il ne connaissait pas la réponse à la question.

Pas le droit d’avoir une arme

Des documents judiciaires montrent que Randall McKenzie avait des antécédents avec le système judiciaire.

Un document de 2021 de la Commission des libérations conditionnelles du Canada indique qu’il est issu des Premières Nations Onondaga des Six Nations du territoire de Grand River. Il purgeait une peine de près de trois ans pour vol, agression armée, possession d’arme et autres charges lorsque sa libération a été révoquée cette année-là parce qu’il ne respectait pas ses conditions.

Le suspect est interdit à vie de posséder une arme à feu depuis 2018 et a été accusé en 2021 de plusieurs infractions liées aux armes, en plus d’avoir agressé un agent de la paix, a mentionné M. Carrique.

Il ne s’est pas présenté à une comparution devant le tribunal en septembre, date à laquelle des accusations supplémentaires ont été portées contre lui et un mandat d’arrêt a été lancé.

M. Carrique s’est dit «indigné» que cet homme soit en liberté sous caution au moment de la fusillade.

«Cela n’aurait jamais dû arriver. Quelque chose doit changer, a-t-il déclaré. Nos policiers, vos policiers, mes policiers et le public méritent d’être protégés contre les délinquants violents accusés d’infractions liées aux armes à feu.»

Dans une déclaration écrite transmise à La Presse Canadienne, la famille de Randall McKenzie a exprimé ses condoléances à la famille de l’agent Pierzchala.

«Nous leur souhaitons la guérison et la paix», indique le communiqué.

La famille a souligné que M. McKenzie avait eu une enfance difficile et qu’il était tombé très tôt dans la consommation abusive de drogues.

«Tout le monde a du mal à gérer cette situation et est extrêmement blessé», peut-on lire dans le communiqué de la famille.

Les détails concernant les funéraires de l’agent Pierzchala devraient être annoncés dans les prochains jours.

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